Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
14 août 2015 5 14 /08 /août /2015 20:39

PARKINSON: Un médicament déjà connu réveille les cellules du cerveau – Neurology

Publié le 10/08/2015

Le besoin de nouveaux traitements permettant de ralentir ou arrêter la maladie de Parkinson est énorme. La découverte de l’efficacité de traitements existants permettrait de gagner des années de recherche et de soulager des millions de patients. L’acide ursodésoxycholique (AUDC) un acide biliaire naturel chez l’Homme, est l’un des candidats possibles. Déjà utilisé en clinique depuis des décennies dans un certain nombre de maladies hépatiques, il pourrait être un agent actif prometteur dans le traitement de la maladie de Parkinson, révèle cette recherche de l’Université de Sheffield. Les conclusions, présentées dans la revue Neurology, suggèrent, sur un modèle animal, ses effets stimulants sur les cellules nerveuses touchées par la maladie.

Alors que ce principe actif est déjà approuvé pour le traitement d’autres maladies, la confirmation de ses bénéfices chez l’Homme, pourrait ouvrir, en » fast track « , une nouvelle option thérapeutique pour ralentir la progression de la maladie de Parkinson. Les chercheurs soutiennent que leurs conclusions appellent rapidement à des essais cliniques cette fois chez des patients atteints de Parkinson.

Les chercheurs de Sheffield se sont concentrés sur les malades de Parkinson porteurs de la mutation de LRRK2, une mutation reconnue comme la cause héréditaire la plus courante de la maladie de Parkinson. Cependant, le mécanisme précis qui mène de cette mutation, à la maladie de Parkinson reste encore incertain. On sait néanmoins que cette mutation entraîne une anomalie mitochondriale- présente aussi dans d’autres formes sporadiques de la maladie de Parkinson.

Les chercheurs montrent ici, in vivo, que l’AUCD améliore la fonction mitochondriale des neurones dopaminergiques, affectés dans la maladie, sur un modèle de mouche (Drosophila melanogaster) de la maladie de Parkinson, qui porte cette même modification génétique. L’AUCD rétablit la fonction mitochondriale et permet d’augmenter le niveau d’énergie et la consommation d’oxygène des cellules touchées du cerveau. Car les défauts dans les mitochondries qui entraînent une réduction des niveaux d’énergie des cellules sont un facteur reconnu dans un certain nombre de maladies du système nerveux, dont la maladie de Parkinson. De plus, les cellules nerveuses ont un besoin particulièrement élevé d’énergie.

Ø Précisément, chez les mouches, les défauts mitochondriaux provoqués par la mutation de LRRK2, entraînent une perte progressive de la fonction visuelle. Traitées avec l’AUCD, les mouches modèles, porteuses de la mutation ont maintenu leur fonction visuelle. L’AUCD a rétabli la signalisation dopaminergique.

Ces données suggèrent que l’AUCD pourrait être efficace pour » réveiller » les neurones dans plusieurs types de Parkinson et probablement d’autres maladies neurodégénératives. Alors que l’AUCD est un agent thérapeutique déjà autorisé, si ces résultats étaient confirmés chez l’Homme, son indication clinique dans le traitement de Parkinson pourrait intervenir très rapidement.

Source: Neurology August 7, 2015, doi: 10.1212/WNL.0000000000001905 UDCA exerts beneficial effect on mitochondrial dysfunction in LRRK2G2019S carriers and in vivo.

- See more at: http://blog.santelog.com/2015/08/10/parkinson-un-medicament-deja-connu-reveille-les-cellules-du-cerveau-neurology/#sthash.eNGl0B1v.dpuf

Partager cet article

Published by Jean-Pierre LABLANCHY - CHRONIMED
commenter cet article
12 août 2015 3 12 /08 /août /2015 09:24

Omega 3 pour le bon fonctionnement du cerveau et en protection du risque psychotique?

Selon « Pourquoidocteur,fr » les Omega 3 et en particulier l’EPA, l’un de leurs composants majeur, seraient, avec la vitamine D impliqués dans la synthèse de la sérotonine, ce neurotransmetteur, synthétisé à partir du tryptophane, un acide aminé que l’on trouve dans les protéines mais que l’on peut prendre aussi en supplémentation qui aide à lutter contre la dépression, l’hyperactivité chez l’enfant mais également l’autisme et la bipolarité

Voici les liens:

http://www.leparisien.fr/flash-actualite-sante/les-omega-3-une-protection-contre-la-schizophrenie-11-08-2015-5004293.php

http://sante-medecine.commentcamarche.net/news/897690-les-omega-3-une-protection-contre-la-schizophrenie

http://www.rcinet.ca/fr/2015/08/11/des-omega-3-pour-empecher-la-schizophrenie/

http://www.rcinet.ca/fr/2015/08/11/des-omega-3-pour-empecher-la-schizophrenie/

Partager cet article

Published by Jean-Pierre LABLANCHY - CHRONIMED
commenter cet article
29 juillet 2015 3 29 /07 /juillet /2015 13:46

« Certains vaccins rendent les virus plus dangereux »

Le Parisien observe qu’« on savait des virus capables de résister à des vaccins, comme le sont des souches de la grippe saisonnière et même de polio.

Une étude scientifique publiée lundi va plus loin, en montrant que certains vaccins pourraient doper la virulence des agents pathogènes, un phénomène craint, que l'on observe pour la première fois expérimentalement ».


Le journal explique que « ces travaux publiés dans PLOS Biology portent sur le virus de la maladie de Marek, très répandue chez les volailles.

Les vaccins incriminés, dit imparfaits, protégeraient les individus vaccinés tout en permettant au virus de survivre et d'évoluer pour devenir plus virulent.

Il infecterait ainsi les sujets qui n'ont pas eu le vaccin, les rendant encore plus malades ».


L’un des auteurs, le Pr Venugopal Nair, directeur du programme des maladies virales aviaires à l'Institut Pirbright au Royaume-Uni, souligne que « les tests effectués avec le vaccin imparfait contre le virus de la maladie de Marek chez des poulets vaccinés et non-vaccinés ont révélé que ces derniers sont morts en dix jours tandis que ceux avec le vaccin ont survécu mais en continuant à transmettre un virus plus dangereux aux autres volailles avec lesquelles ils étaient en contact ».


Le Parisien précise que « ce phénomène n'a été observé, jusqu'à présent, qu'avec des vaccins contre des agents pathogènes affectant les animaux. […]

Les vaccins humains [sont] épargnés... pour l'instant ».


Le quotidien relève ainsi qu’« il y a une inquiétude pour les futurs vaccins actuellement en développement contre Ebola, le paludisme ou, dans le futur, contre le VIH, ont estimé ces scientifiques.

Dans la mesure où il est quasiment impossible de développer une immunité naturelle totale contre ces infections, il est probable que les premiers vaccins efficaces qui seront produits seront «imparfaits» avec un risque d'intensifier la virulence de ces virus, estiment les chercheurs ».


« Cependant, ils s'accordent à dire avec d'autres scientifiques qu'un vaccin même «imparfait» sera mieux que rien et représentera malgré cela une percée très importante contre ces maladies dévastatrices », poursuit le journal.


Le Parisien livre la réaction de Peter Openshaw, professeur de médecine expérimentale à l'Imperial College London, qui a indiqué dans un communiqué :

« C'est important de ne pas interpréter cette étude comme un argument contre la vaccination des enfants contre la grippe et d'autres maladies. […]

Les vaccins actuels sont le moyen le plus sûr et le plus efficace pour protéger la santé publique contre les maladies et ne risquent pas de provoquer l'émergence de souches virales plus dangereuses ».

Date de publication : 29-07-2015

Partager cet article

Published by Jean-Pierre LABLANCHY - CHRONIMED - dans Infections froides
commenter cet article
26 juillet 2015 7 26 /07 /juillet /2015 21:05

La psychomicrobiotique, à la croisée du cerveau et de l’intestin

C’est un nouveau champ en plein essor : l’étude des liens entre des troubles neuropsychiatriques comme l’autisme, la dépression, la schizophrénie et des anomalies du microbiote instestinal. « La recherche en psychomicrobiotique va exploser dans les années à venir, prédit le docteur Guillaume Fond, qui a analysé la littérature scientifique sur le sujet dans un article publié en janvier dans Pathologie Biologie. On sait désormais que le cerveau et l’intestin communiquent dans les deux sens, par plusieurs voies. Il a même été établi que les bactéries intestinales dialoguent entre elles en utilisant les mêmes neurotransmetteurs (dopamine, GABA…) que les neurones ! »

L’équipe de ce jeune psychiatre de l’hôpital Henri-Mondor (Créteil) et chercheur Inserm, affiliée à la Fondation FondaMental, projette d’analyser les microbiotes de patients autistes Asperger, de patients schizophrènes et de sujets témoins. « C’est dans le domaine de l’autisme que les dysbioses sont le mieux documentées, mais des équipes ont aussi mis en évidence des anomalies qui pourraient provenirde la flore intestinale dans la schizophrénie », précise Guillaume Fond.Reste à savoir si ces recherches permettront un jour de proposer des approches thérapeutiques de type pré- ou probiotiques, transferts de microbiote fécal… « Des améliorations des symptômes schizophréniques avec un régime sans gluten ont été rapportées, mais les quelques cas publiés doivent être confirmés par les essais cliniques en cours, tempère le chercheur. Dans l’autisme, une antibiothérapie de huit semaines par vancomycine a obtenu des résultats positifs chez des enfants, mais le bénéfice ne s’est pas maintenu à l’arrêt du traitement. »

De très jeunes enfants autistes

A Genève, l’équipe du pédopsychiatre Stephan Eliez s’apprête à lancer une étude testant la transplantation de microbiote chez une trentaine de très jeunes enfants autistes. L’Institut Pasteur de Paris lance de son côté un vaste programme « Microbiote et cerveau », qui étend la collaboration de ses neuroscientifiques, microbiologistes et immunologistes à d’autres équipes. « Les neurosciences doivent devenir un cœur de réseau, en connexion avec l’immunologie, la microbiologie… L’objectif est de travailler comme les physiciens, en cherchant une loi générale applicable à différentes disciplines », s’enthousiasme Pierre-Marie Lledo, directeur du département de neurosciences de l’institut et directeur de recherche au CNRS, qui est l’un des pilotes de ce programme. Plusieurs équipes, dont la sienne, en collaboration avec celle du microbiologiste Gérard Eberl, ont montré que des souris rendues axéniques (vierges de tout germe) par différentes techniques deviennent anxieuses et dépressives.

« Le plus frappant, c’est que ces symptômes sont réversibles avec des probiotiques, qui sont dans ce cas plus efficaces qu’un antidépresseur, souligne Pierre-Marie Lledo. Des mécanismes comparables pourraient être à l’œuvre chez l’humain. Nous allons travailler avec la psychiatre Chantal Henry (hôpitaux universitaires de Créteil), afin d’étudier ces phénomènes dans la maladie bipolaire : grâce à une application smartphone, nous recueillerons un maximum d’informations chez des patients. Ils renseigneront en temps réel leurs prises alimentaires et médicamenteuses, leurs ressentis sensoriels… Elles seront couplées à des analyses de microbiotes. »

Autre axe de recherche : l’étude de récepteurs à des fragments de bactéries intestinales, mis en évidence dans certaines régions du cerveau de souris. « En activant ces récepteurs, nous avons vu apparaître de nombreux troubles, en particulier du sommeil. Ces rongeurs ne rêvaient plus et présentaient des troubles de la mémoire et de l’humeur », raconte Pierre-Marie Lledo. La piste semble d’autant plus passionnante que ces récepteurs ont leur équivalent humain : le NOD2. Or, le gène codant pour ce récepteur peut être muté dans une pathologie inflammatoire digestive chronique, la maladie de Crohn, et il a récemment été associé aux troubles bipolaires par l’équipe de Chantal Henry. Ainsi, le professeur Lledo va mener une étude avec ces cliniciens pour comprendre comment les mutations du gène NOD2 sont associées à une susceptibilité à la dépression.

Le projet prévoit aussi le développement d’outils de recherche, tel un système de microscopie en fluorescence pour observer in situ, chez des rongeurs, des réseaux de plus de 1 000 neurones à travers une fenêtre de verre. « On visualise ainsi comment les cellules nerveuses dialoguent entre elles, lors d’un exercice d’apprentissage, par exemple, et surtout comment le système immunitaire participe aux réorganisations structurelles et fonctionnelles dans notre cerveau », conclut Pierre-Marie Lledo.

Voir les commentaires

Partager cet article

Published by Jean-Pierre LABLANCHY - CHRONIMED
commenter cet article
17 juillet 2015 5 17 /07 /juillet /2015 12:12

Des bactéries résistantes chez un voyageur sur deux

Ces bactéries que ramènent les personnes parties sous les tropiques ont la particularité de résister aux traitements antibiotiques, compliquant les possibilités de traitement en cas de besoin.

La moitié des voyageurs partis sous les tropiques reviennent avec, tapies au sein de leur tube digestif, une ou plusieurs entérobactéries multirésistantes. Telle est la conclusion d'une étude de chercheurs français publiée dans Clinical Infectious Diseases.

De précédents travaux avaient déjà montré que de nombreux voyageurs étaient contaminés par de telles bactéries, le plus souvent via l'eau ou l'alimentation, mais ils faisaient plutôt état d'un voyageur sur cinq concerné. «Nous avons utilisé un protocole plus sensible, donc nous pensions en trouver davantage. Mais pas à ce point-là!», s'étonne Étienne Ruppé, chercheur Inserm au laboratoire de bactériologie de l'hôpital Bichat (Paris) et premier signataire de l'étude. Au point, s'amuse-t-il, de se retrouver à cours de matériel consommable (boîtes de Petri pour cultiver les bactéries, antibiotiques pour les tester…), le budget initial ayant tablé sur un voyageur sur quatre contaminé!

Les chercheurs ont recruté des candidats au voyage tropical dans six centres de vaccination internationaux à Paris, leur demandant de fournir un prélèvement de selles avant le départ et au retour. Quand des entérobactéries résistantes étaient retrouvées au retour, un nouvel échantillon était prélevé 1, 2, 3, 6 et 12 mois plus tard, jusqu'à ce que les microbes ne soient plus détectés.

Respecter les recommandations usuelles

Parmi 574 participants non porteurs de bactéries multirésistantes avant le départ, 50,9 % sont revenus avec, en moyenne, 1,8 de ces invités surprises. Les plus touchés étaient ceux revenant d'Asie (72,4 %), devant ceux ayant séjourné en Afrique subsaharienne (47,7 %) et en Amérique latine (31,1 %). Voyager hors d'un hôtel club, avoir subi une diarrhée ou avoir pris un antibiotique pendant le séjour semble associé à un plus forte probabilité d'être contaminé.

«Notre flore intestinale abrite naturellement plus d'un milliard de bactéries, et si notre tube digestif est sain, il élimine en quelques semaines la plupart des étrangères», précise Étienne Ruppé. De fait, trois mois après leur retour, seuls 4,7 % des participants étaient encore porteurs de bactéries pirates.

Mais si ces clandestines ne sont pas plus virulentes et ne provoquent pas plus de diarrhée que nos hôtes naturels, elles ont la particularité de résister aux traitements antibiotiques, compliquant les possibilités de traitement en cas de besoin. «Cela peut poser problème lorsque les gens souffrent d'une infection ou doivent subir une opération chirurgicale», explique le chercheur.

Le meilleur moyen de se protéger est de respecter les recommandations usuelles (eau en bouteille, aliments bien cuits, lavage des mains…), et «il faut absolument éviter la prise d'antibiotiques en voyage», plaide le chercheur, ceux-ci n'étant la plupart du temps pas utiles contre une simple diarrhée mais risquant de favoriser les résistances. Surtout, il faut avertir son médecin du voyage passé si une infection apparaît ou qu'une opération doit être subie dans les trois mois. «Actuellement, les recommandations stipulent que si une personne admise à l'hôpital a été, dans l'année précédente, hospitalisée à l'étranger, il faut l'isoler et la soumettre à un dépistage. Il faudrait être aussi drastique avec toute personne hospitalisée moins de trois mois après un voyage», précise le chercheur.

Par Soline Roy - le 16/07/2015

Partager cet article

Published by Jean-Pierre LABLANCHY - CHRONIMED - dans Infections froides
commenter cet article
27 juin 2015 6 27 /06 /juin /2015 08:19

Les Rétromères dans la maladie d'Alzheimer, la maladie de Parkinson et autres troubles neurologiques.


Petit SA, et al. Nat Rev Neurosci. 2015.



Le Rétromère est un assemblage de protéines qui joue un rôle central dans le trafic endosomal, et le dysfonctionnement du rétromère a été lié à un nombre croissant de troubles neurologiques.


La première est liée à la maladie d'Alzheimer, la dysfonction du rétromère entraîne une série de conséquences physiopathologiques qui contribuent aux caractéristiques pathologiques de la maladie MA


Des études génétiques ont établi que le dysfonctionnement du rétromère est également pathogène dans la maladie de Parkinson, bien que les mécanismes biologiques qui interviennent dans ce lien ne soient actuellement pas élucidés.


Plus récemment, des études ont montré que le rétromère est une cible traitable pour la découverte de médicaments pour ces troubles du système nerveux.


PMID 25669742 [PubMed - classé pour MEDLINE]

Partager cet article

Published by Jean-Pierre LABLANCHY - CHRONIMED
commenter cet article
27 juin 2015 6 27 /06 /juin /2015 08:13

Le virus responsable du syndrome respiratoire du Moyen-Orient pourrait muter et devenir une menace pandémique


Le syndrome respiratoire du Moyen-Orient (Middle East respiratory syndrome, MERS) est une maladie respiratoire hautement mortelle causée par un nouveau bêta-coronavirus ARN à simple brin positif (MERS-CoV). Les dromadaires, les hôtes du MERS-CoV, interviennent dans la transmission directe ou indirecte aux êtres humains, mais le mode de transmission exact est inconnu. Le virus a été isolé pour la première chez un patient qui est décédé d’une maladie respiratoire grave en juin 2012, à Djeddah, en Arabie Saoudite. Au 31 mai 2015, 1 180 cas confirmés en laboratoire (483 décès, taux de mortalité de 40 %) ont été signalés à l’OMS. Des infections nosocomiales ou extrahospitalières ont été signalées avec peu de cas de transmission interhumaine constatés en dehors de l’hôpital. Même si la plupart des cas de MERS sont survenus en Arabie Saoudite et aux Émirats arabes unis, des cas ont été signalés en Europe, aux États-Unis et en Asie chez des personnes qui avaient voyagé au Moyen-Orient ou leurs relations. Les caractéristiques cliniques du syndrome MERS vont de la maladie asymptomatique ou légère à un syndrome de détresse respiratoire aigu et une insuffisance touchant plusieurs organes qui entraîne le décès, surtout en présence de maladies concomitantes sous-jacentes. Il n’existe aucun traitement médicamenteux spécifique pour le MERS, et des mesures de prévention et de lutte contre les infections sont indispensables pour prévenir sa propagation dans les établissements de santé. Le virus MERS-CoV continue d’être une menace peu élevée et endémique pour la santé publique. Cependant, le virus pourrait muter et accroître sa transmissibilité interhumaine, en renforçant ainsi son potentiel pandémique.


9 juin 2015


Références


Zumla A, Hui DS, Perlman S.
Middle East respiratory syndrome. The Lancet. 2015;doi:10.1016/S0140-6736(15)60454-8.

Partager cet article

Published by Jean-Pierre LABLANCHY - CHRONIMED
commenter cet article
27 juin 2015 6 27 /06 /juin /2015 08:06

Le fonio, la céréale sans gluten qui détrônera le quinoa (?)


Après la folie du quinoa et la frénésie du chou-kale, quel superaliment les supplantera dans les années à venir ?


Le fonio, une céréale d’Afrique de l’Ouest est peut-être la candidate idéale.


Riche en protéines et sans gluten, cette graminée qui jouit d'un regain d'intérêt en Afrique, redynamise l'économie locale et part à la conquête l'Occident. Zoom sur cette nouvelle graine-mère.


L'heure est au bien-être.


Préserver sa santé devient plus que jamais un impératif, et cela passe aussi par les aliments.


Régime détox ou paléo, consommation d'alicaments comme les baies de goji ou les graines de chia, autant de comportements qui modifient le rapport à la nourriture, parfois jusqu'à se perdre.


Manger revient à se soigner et manger sainement devient une obsession.


C'est ce que l’on appelle l’orthorexie ou quand le plaisir devient une chimère.


Sans tomber dans ces travers, certains ajustements alimentaires sont requis pour éviter intolérances et allergies comme celles provoquées par le gluten.


Une protéine contenue dans les céréales comme le blé ou le seigle déclenchant la maladie cœliaque que intolérants au gluten ou non tentent d'éliminer de leur alimentation.


La folie du sans gluten a fait surgir de nouveaux aliments peu connus des Occidentaux.


Parmi eux, le teff et le fonio.


Deux céréales africaines sans gluten prêtes à conquérir les addicts d’une cuisine saine et les curieux désireux de découvrir un nouvel aliment.
Le fonio, le germe du monde


Cultivé depuis plus de 5000 ans en Afrique de l’Ouest (Mali, Guinée, Burkina Faso, etc.), le fonio (digitaria exilis), est une céréale qui se présente sous la forme de très petites graines.


Elles ne mesurent pas plus de 1,3 mm et 0,8 de diamètre.


Sans gluten et aussi riche en protéines que le blé (il comporte toutefois légèrement plus de glucides), le fonio renferme des propriétés nutritionnelles très intéressantes, en plus d'être rassasiant.


D'où ce regain d'intérêt que porte cette partie de l'Afrique pour cette graine sacrée qui représente le germe du l'univers dans la cosmogonie Dogon.


Autrefois considéré comme l’aliment des pauvres car base de l’alimentation des populations rurales, le fonio est désormais un produit de luxe - 1200 francs CFA (1,83 euros) le kilo, soit trois plus cher que le riz - que convoite la bourgeoisie urbaine d'Afrique de l'Ouest.


En Europe et en Amérique du Nord, le marché du fonio est encore confidentiel.


Des personnalités comme Pierre Thiam, un chef sénégalais installé à New-York a l'ambition de faire connaître ces petites graines aux Américains et d'en favoriser l'exportation.


En France, la marque équitable Racine exporte et conditionne le fonio qu'elle commercialise décortiqué et précuit.


Une bonne chose selon Jean-François Cruz (*), chercheur au Cirad (Centre de Coopération Internationale en Recherche Agronomique pour le Développement) qui préconise de commercialiser le fonio blanc précuit pour confronter les nouveaux consommateurs avec un produit plus neutre que le fonio complet par exemple. « C'est une contre-publicité, c'est contre-productif de vendre du fonio complet ou semi-complet », assène Jean-François Cruz, même s'il admet que c'est son propre avis.


Le risque de rancissement étant accentué par la présence du germe. Il déplore que certains surfent sur une tendance sans vraiment connaître le produit.


Le fonio, une graine salvatrice ?


Pour l'heure, dans ces pays d'Afrique de l'Ouest, ce sont les aspects économiques, culturels et sociaux découlant de la culture du fonio qui priment.


« Il est intéressant de la mettre en valeur, de revaloriser localement cette graine », poursuit Jean-François Cruz.


Cet aliment ancestral que redécouvrent les populations africaines permet de diversifier l'alimentation, de faire une rotation entre le riz, le sorgho et le millet par exemple, mais surtout de redynamiser l'économie locale.


La culture du fonio a favorisé « l’émergence de petites entreprises de transformation » comme le Koba Club Kedougou où les femmes, appelées transformatrices, dessablent (étape la plus fastidieuse et importante), décortiquent, sèchent, précuisent et conditionnent le fonio.


Si le fonio peut se semer à la volée dans des zones arides et sur des sols pauvres, sableux ou caillouteux, sa récolte ainsi que les nombreuses étapes post-récoltes pour obtenir des graines saines pour la consommation sont fastidieuses.


Le battage avec des bâtons ou par foulage, le décorticage ainsi que le blanchiment représente un travail long et harassant avec en première ligne, les femmes, les plus concernées.


Pour simplifier le travail de ces transformatrices, le Cirad, qui a pour mission de développer la recherche agronomique en valorisant les ressources locales, a permis la mise en place de machines comme le décortiqueur.


Les tests pour la mécanisation du dessablage sont en cours.


Des améliorations technologiques qui ont pour but d'améliorer la qualité du fonio, d'intensifier son rendement et ainsi garantir une sécurité alimentaire et de sauvegarder sa culture encore fragile.


« C’est une céréale qui risque de disparaître », renchérit Jean-François Cruz.


Dans certains pays la culture du maïs s’est substituée à celle du fonio.


D'où le rôle important de la mécanisation du processus post-récolte.


Mais les récents conflits au Mali et le virus Ebola ralentissent quelque peu la mission, comme l'explique le chercheur.


L'agriculture a un rôle important dans le développement des sociétés et de leur économie, le Pérou l'a bien démontré avec la culture du quinoa.


Mais les conséquences d'une mono-culture et d'une exportation à outrance ont montré ses limites, même si l'économie locale s'est nettement améliorée : en trente ans, le prix du quinoa s'est envolé, et les terrains se sont appauvris à cause de la culture exclusive de cette pseudo-céréale.


Un paradoxe que les cultivateurs, transformatrices et exportateurs de fonio devront prendre en considération si une explosion des exportations se fait sentir, et ainsi éviter le « syndrome du quinoa ».


Par Catherine Lasserre - 6 oct. 2014




(*) Le fonio, une céréale africaine, Jean-François Cruz, avec la collaboration de Famoï Béavogui et Djibril Dramé, Edition 2011, 160 pages.

Partager cet article

Published by Jean-Pierre LABLANCHY - CHRONIMED
commenter cet article
27 juin 2015 6 27 /06 /juin /2015 07:47

L’insomnie est répandue chez l’adulte et peut avoir des conséquences dramatiques sur la santé.


Une étude britannique vient de montrer qu’une simple séance de thérapie d’une heure pour traiter l’insomnie aiguë (avant qu’elle ne devienne chronique) pourrait être extrêmement bénéfique.


Près des trois quarts des sujets de l’étude ont présenté une amélioration significative des symptômes, écrivent les chercheurs dans la revue « Sleep ».


Dans leur étude, les scientifiques de l’Université de Northumbria, à Newcastle, ont inclus 40 adultes souffrant d’insomnie aiguë depuis moins de trois mois et n’ayant pris aucun médicament pour y remédier.


Les sujets ont été répartis en deux groupes, comptant chacun neuf hommes et onze femmes, qui ont été invités à tenir un journal du sommeil.


Les participants du groupe d’intervention ont suivi une séance de thérapie comportementale d’une heure et ont reçu un guide pratique à lire à domicile. Le groupe contrôle n’a bénéficié d’aucun soutien.


Un mois après la séance de thérapie, 60 % des participants du groupe d’intervention ont signalé des améliorations dans la qualité de leur sommeil.


Après 3 mois, ce pourcentage passait même à 73 %.


Dans le groupe contrôle, seuls 15 % ont connu une amélioration.


« Il y a de nombreux avantages à traiter l’insomnie au cours de la phase aiguë.


En cas de réussite, cela pourrait permettre de réaliser des économies importantes en termes de soins de longue durée, de perte de productivité et d’accidents.


Cela devient plus pertinent si l’on prend en compte les coûts liés à d’autres maladies, comme la dépression, pour laquelle l’insomnie est connue pour être un facteur de risque », a déclaré le directeur de l’étude, Jason Ellis.


http://www.journalsleep.org/ViewAbstract.aspx?pid=30045&display_iframe=0&exit_strategy=0&new_window=0




APA8 juin 2015

Partager cet article

Published by Jean-Pierre LABLANCHY - CHRONIMED
commenter cet article
27 juin 2015 6 27 /06 /juin /2015 07:42

Déficit cognitif et SAOS : n’oublions pas les médicaments !


Les performances de cet outil récent, à la fois simple et pratique, s'avèrent satisfaisantes dans le cadre des essais thérapeutiques visant la prévention primaire de la maladie d'Alzheimer.


Il a été également procédé à un inventaire de tous les médicaments auxquels étaient exposés les patients inclus entre le 1er janvier 2012 et le 8 mai 2013, dans le cadre d'un centre spécialisé dans la prise en charge de cette pathologie.


Il faut rappeler qu'aucun d'entre eux n'avait bénéficié d'une CPAP (ContinuousAirway Positive Pressure).


Une analyse multivariée a révélé que de nombreux médicaments, pour la plupart psychotropes, avaient un effet significatif sur les scores obtenus au MCFSI :
antidépresseurs (p = 0,05),
antipsychotiques (p = 0,01),
anxiolytiques (p=0,005),
hypnotiques (p = 0,006)


Par ailleurs, la durée moyenne du sommeil en phase REM (rapid eye movement) et les scores de somnolence dérivés de l'Epworth Sleepiness Scale ont été également corrélés aux scores du MCFSI (respectivement p = 0,04 et p = 0,01).


Pour sa part, une analyse multivariée a montré que les scores de l'Epworth Sleepiness Scale, tout comme l'exposition aux antipsychotiques, aux hypnotiques et aux anxiolytiques étaient corrélés aux scores les plus élevés du questionnaire MCFSI, témoignant de troubles cognitifs plus sévères.


En bref, il apparaît que les médicaments psychotropes ont un impact sur les fonctions cognitives des patients atteints d'un SAOS.


De ce fait, avant d'imputer un déclin cognitif à ce syndrome, il importe de faire la part d'un éventuel facteur iatrogène.


JIM19 juin 2015

Partager cet article

Published by Jean-Pierre LABLANCHY - CHRONIMED
commenter cet article