Mercredi 23 mai 2012 3 23 /05 /Mai /2012 19:23

 

 

L'effet de la vitamine C (acide ascorbique) sur la pression artérielle (PA) est évoqué depuis les années 40. 

 

Les études épidémiologiques montrent une relation inverse entre la PA et les taux plasmatiques ou la consommation de vitamine C. 

 

Des travaux fondamentaux soutiennent la possibilité d'un effet hypotenseur de l'acide ascorbique, notamment par le biais d'une augmentation de la biodisponibilité du NO qui exerce un effet vasodilatateur. 

 

Mais comme souvent en nutrition, les essais randomisés peinent à confirmer les données observationnelles. Juraschek et al. les ont regroupés au sein d'une méta-analyse en incluant uniquement les études randomisées comparant l'effet d'une supplémentation en vitamine C (éventuellement associée à d'autres compléments alimentaires) à celui d'un placebo.

Les 29 études incluses, dont 24 menées en double aveugle (n=1 407 participants) se caractérisent par une grande hétérogénéité. 

 

Les PA systolique et diastolique moyenne s'échelonnaient respectivement entre 117 et 175 mmg et 73 et 97 mmHg. 

 

La dose de vitamine C était éminemment variable, de 60 mg/j à 4 000 mg/j. 

 

Les populations étudiées étaient également différentes en ce qui concerne leur âge, leur statut initial (taux plasmatique ou consommation) en vitamine C qui n'était d'ailleurs pas toujours quantifié. 

 

La durée de suivi était comprise entre 2 et 28 semaines.

 

Globalement, la supplémentation en vitamine C est associée à une réduction de la PA systolique et diastolique respectivement de 3,84 mmHg (intervalle de confiance à 95 % [IC95] : -5,29 -2,38) et 1,48 mmHg (IC 95 : -2,86 - -0,10). 

Cet effet ne semble pas différent selon le statut tensionnel initial (HTA ou non). 

 

En revanche il paraît supérieur chez les sujets les plus jeunes, quand la vitamine C est associée à d'autres vitamines ou minéraux et dans les essais où la surveillance de la PA est la moins stricte (moins de mesures). 

 

Des analyses de sensibilité (notamment en excluant les essais "les plus optimistes") changent peu ces résultats. 

 

L'impact de la supplémentation semble en revanche plus marqué quand la méta-analyse se limite aux populations dont la concentration plasmatique de vitamine C est basse (<60 µmol/l).

 

Ces résultats sont en faveur de l'existence d'un petit effet hypotenseur de la vitamine C. Toutefois, comme le mentionnent les auteurs, l'hétérogénéité des essais rend la formulation des conclusions pratiques difficile. 

En outre, les effets à long terme ne sont pas connus. Dans l'étude SUVIMAX, dans laquelle les sujets du "groupe intervention" étaient supplémentés par des multivitamines incluant l'acide ascorbique, il existait à long terme une simple tendance à la baisse de la PA. 

 

Dr Boris Hansel

 

Juraschek SP et coll. : Effects of vitamin C supplementation on blood pressure: a meta-analysis of randomized controlled trials. Am J Clin Nutr. 2012 ; 95 :1079-88

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Mercredi 23 mai 2012 3 23 /05 /Mai /2012 15:07

De nos jours, il n’est plus à démontrer que l’activité physique (réalisée sous certaines conditions) a des effets bénéfiques sur l’obésité. De ce fait, dans les centres de réadaptation à l’effort prenant en charge des patients obèses, des activités physiques sont presque toujours prescrites. 

Dans ces centres, les activités physiques proposées sont souvent « continues » (i.e., exercices physiques maintenus continuellement à une même intensité). Cependant, depuis plusieurs années, certains centres de réadaptation à l’effort proposent des activités physiques dites « intermittentes » (i.e., API ; exercices physiques durant lesquels l’intensité oscille, régulièrement dans le temps, entre une période d’effort léger et une période d’effort intense).

La réalisation chronique d’API a plusieurs avantages.
Tout d’abord, cela permet d’améliorer très rapidement la capacité aérobie des patients obèses ou en surpoids. En effet, il a déjà été montré que la répétition de 4 à 6 sprints d’une durée de 30 sec entrecoupés de 4 min 30 sec de récupération permet d’augmenter significativement (i.e., de 9%) la consommation maximale d’oxygène (VO2max) après seulement 2 semaines de réadaptation à l’effort. 
D’autres études (menées dans des populations variées) ont confirmé que la réalisation d’API (durant une période comprise entre 2 et 15 semaines) améliore significativement la VO2max de 4 à 46%.

Bien que les mécanismes sous-jacents de l’amélioration de la capacité aérobie par des API restent encore mal connus, il est établi que l’augmentation du débit cardiaque (et plus spécifiquement de la fraction d’éjection du ventricule gauche), de la capacité oxydative des mitochondries, et de la capacité du muscle squelettique à prélever l’oxygène contribuent à l’amélioration de la capacité aérobie.

En plus des effets précédemment cités, les API permettent une augmentation de 5 à 28% de la capacité anaérobie (à la suite d’un programme de réadaptation de 2 à 15 semaines).
Une étude a aussi montré que les API augmentaient de 36% la capacité de l’organisme à oxyder des lipides, et à préserver les glucides. Cette adaptation physiologique serait due à des modifications du contenu et de l’activité de plusieurs enzymes.

Les API semblent aussi améliorer la sensibilité à l’insuline de 23 à 58%. Cet effet est encore plus vrai chez les patients diabétiques de type 2 (i.e., amélioration de la sensibilité à l’insuline de 46 à 58%).
De plus, l’amélioration de la sensibilité à l’insuline pourrait perdurer au moins 3 jours après la dernière API, et serait indépendante de la perte de poids.

En résumé, l’exposition chronique aux API entraîne une augmentation significative de la capacité aérobie et anaérobie, de la capacité du muscle à oxyder les lipides, du contenu en enzymes glycolytiques et de la sensibilité à l’insuline.

Date de publication : 22-05-2012
Par Jérémy Coquart (Université de Rouen, FSSEP, EA 3832, CETAPS)
Article commenté :
High-Intensity Intermittent Exercise and Fat Loss. 
Boutcher S. 
Journal of Obesity. 2011:868305.
 
Par Chronimed - Publié dans : Nutrition
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Mercredi 23 mai 2012 3 23 /05 /Mai /2012 12:04

« Un cancer sur 6 causé par une infection » 

Sciences et Avenir indique que « selon les scientifiques du CIRC (Centre international de Recherche sur le Cancer), qui publient leur étude dans The Lancet Oncology, 2 millions de nouveaux cas de cancer – sur un total de 12,7 millions dans le monde (soit 16,1%) – en 2008 étaient liés à des infections ».
« Parmi ces cancers imputables aux infections, les plus fréquents sont les cancers de l’estomac, du foie et du col de l’utérus, respectivement liés à la bactérie Helicobacter pylori, aux virus de l’hépatite B et C et au papillomavirus », 
note le magazine.


Le mensuel relève que « des disparités importantes apparaissent dans la répartition de ces cancers : ils constituent 22% des cancers dans les pays en voie de développement contre 7% dans les pays industrialisés ».
Sciences et Avenir ajoute que « la plupart de ces cancers sont jugés évitables. Des solutions existent en effet (antibiotiques, vaccination) pour limiter la propagation des infections pouvant dégénérer en tumeurs ».
« Les auteurs insistent sur la nécessité «de fixer des priorités de lutte contre le cancer au plan national et régional, à la lumière du fardeau des cancers d’origine infectieuse, tout notamment dans les pays à revenu faible et intermédiaire» », 
conclut le magazine.

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Mercredi 23 mai 2012 3 23 /05 /Mai /2012 12:03

« selon une étude américaine publiée dans la revue britannique Journal of Physiology, une consommation excessive de sucre de synthèse, très utilisé dans la fabrication de sodas et d'aliments industriels, […] ralentit le fonctionnement cérébral et altère la mémoire au long terme ».


« les chercheurs ont travaillé avec des rats. Les résultats démontrent qu'un régime à haute teneur en fructose ralentit le cerveau et la mémoire et entrave l'apprentissage. A contrario, ils révèlent que les acides gras oméga-3 peuvent contrecarrer ces effets pervers en minimisant les dommages provoqués par ce genre d'édulcorants ».


« prouve que les habitudes alimentaires peuvent interagir pour réguler des fonctions du cerveau. Les auteurs de cette recherche se sont concentrés sur le sirop de maïs à haute teneur en fructose, une substance liquide bon marché 6 fois plus sucrée que la canne à sucre naturelle et qui est ajoutée aux aliments industriels, aux sodas, condiments et à la nourriture pour nourrissons ».

Par Chronimed - Publié dans : Nutrition
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Mercredi 23 mai 2012 3 23 /05 /Mai /2012 10:40

 

Undetected, Lyme disease takes hold and hides in the nervous system, especially in the brain, causing havoc to cognitive functions, often going diagnosed and treated incorrectly.

Lyme disease is also one of the fastest growing infectious diseases in the nation, according to the Centers for Disease Control and Prevention.

Caused by the bite of a deer tick that is infected with the Borrelia burgdorferi (Bb) spirochete, Spring is the ideal time to catch Lyme disease.  Ticks often survive the winter season and are lying in wait for us when we resume our outdoor activities.

Lyme is difficult to diagnose because less than half of all Lyme patients ever notice a tick bite or develop the signature bulls-eye rash.  As a result, many patients go untreated and develop psychiatric and/or neurological symptoms that are misdiagnosed and mistreated.  In fact, untreated Lyme disease can mimic or cause virtually any kind of psychiatric, neurological, or medical symptoms.

Cognitive symptoms from Lyme disease may include memory and concentration impairments, ADHD-like symptoms, learning disabilities, language and speech abnormalities, OCD, crying spells, rages, depression/bipolar disorder, panic/anxiety disorders and other psychoses.

With the brain SPECT (single photon emission computed tomography) imaging we do here at Amen Clinics we are more easily able to identify and diagnose Lyme disease, and the sooner Lyme is detected and diagnosed, the better.

The biggest challenge, if Lyme goes undetected, is that the infection remains with you essentially forever.  However, with proper diagnoses and treatment, Lyme disease can typically be treated quite effectively.

If you or a loved one would like to book and appointment at one of our Amen Clinics locations please call 1-888-564-2700 

 

http://70.32.73.82/blog/5780/many-psychiatric-symptoms-may-result-from-lyme-disease/

 

 

Par Chronimed - Publié dans : Infections froides
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