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4 mars 2015 3 04 /03 /mars /2015 17:29

Signatures plasmatiques immunitaires distincte dans l'EM / SFC, qui sont présentes dès le début de l'évolution de la maladie.


Mady Hornig, José G. Montoya, Nancy G. Klimas, Susan Levine, Donna Felsenstein, Lucinda Bateman, Daniel L. Peterson, C. Gunnar Gottschalk, Andrew F. Schultz, Xiaoyu Che, Meredith L. Eddy, Anthony L. Komaroff, W. Ian Lipkin


Résumé


L’encéphalomyélite myalgique / syndrome de fatigue chronique (EM / SFC) est une maladie invalidante inexpliquée qui peut affecter jusqu'à 4 millions de personnes aux États-Unis.

Il n’existe aucun test de laboratoire validé pour le diagnostic ou la gestion malgré des efforts mondiaux pour trouver des biomarqueurs de la maladie.

Nous avons considéré que l'incapacité à identifier ces biomarqueurs reflète les variations dans les critères de diagnostic dans les méthodes de laboratoire ainsi que le moment de la collecte de l'échantillon au cours de la maladie.

En conséquence, nous avons misé sur deux grandes études de cohortes multicentriques de l'EM / SFC pour évaluer la relation de signatures immunitaire avec le diagnostic, la durée de la maladie, et d'autres variables cliniques.

Les témoins ont été appariés en fréquence sur des variables clés connues pour affecter l'état immunitaire, y compris la saison de l'échantillonnage, et le site géographique, en plus de l'âge et le sexe.

Nous rapportons ici des altérations distinctes dans les signatures immunitaires plasmatiques tôt dans le décours de l'EM / SFC (n = 52) par rapport à des témoins sains (n ​​= 348) qui ne sont pas présents dans les sujets avec la durée de la maladie (n = 246).

Les analyses basées sur la durée de la maladie ont révélé que les premiers cas de ME / SFC avaient une activation importante des deux cytokines pro- et anti-inflammatoires ainsi que la dissociation des réseaux de régulation intercytokines.

Nous avons trouvé une corrélation plus forte des altérations des cytokines avec la durée de la maladie qu’avec des évaluations de gravité de la maladie, ce qui suggère que l'immunopathologie de l'EM / SFC n’est pas statique.

Ces résultats ont des implications importantes pour la découverte de stratégies d'intervention et pour le diagnostic précoce de l'EM / SFC.

Article intégral : http://advances.sciencemag.org/content/1/1/e1400121

Science Advances 27 Feb 2015:

Vol. 1 no. 1 e1400121

DOI: 10.1126/sciadv.1400121

Distinct plasma immune signatures in ME/CFS are present early in the course of illness

Mady Hornig, José G. Montoya, Nancy G. Klimas, Susan Levine, Donna Felsenstein, Lucinda Bateman, Daniel L. Peterson, C. Gunnar Gottschalk, Andrew F. Schultz, Xiaoyu Che, Meredith L. Eddy, Anthony L. Komaroff, W. Ian Lipkin

Science Advances 27 Feb 2015:

Vol. 1 no. 1 e1400121

DOI: 10.1126/sciadv.1400121

Abstract

Myalgic encephalomyelitis/chronic fatigue syndrome (ME/CFS) is an unexplained incapacitating illness that may affect up to 4 million people in the United States alone. There are no validated laboratory tests for diagnosis or management despite global efforts to find biomarkers of disease. We considered the possibility that inability to identify such biomarkers reflected variations in diagnostic criteria and laboratory methods as well as the timing of sample collection during the course of the illness. Accordingly, we leveraged two large, multicenter cohort studies of ME/CFS to assess the relationship of immune signatures with diagnosis, illness duration, and other clinical variables. Controls were frequency-matched on key variables known to affect immune status, including season of sampling and geographic site, in addition to age and sex. We report here distinct alterations in plasma immune signatures early in the course of ME/CFS (n = 52) relative to healthy controls (n = 348) that are not present in subjects with longer duration of illness (n = 246). Analyses based on disease duration revealed that early ME/CFS cases had a prominent activation of both pro- and anti-inflammatory cytokines as well as dissociation of intercytokine regulatory networks. We found a stronger correlation of cytokine alterations with illness duration than with measures of illness severity, suggesting that the immunopathology of ME/CFS is not static. These findings have critical implications for discovery of interventional strategies and early diagnosis of ME/CFS.

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Published by Jean-Pierre LABLANCHY - CHRONIMED - dans Infections froides
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4 mars 2015 3 04 /03 /mars /2015 09:59

Les vrais dangers du paracétamol

Sur le long terme et à haute dose, la molécule active, contenue dans de nombreux médicaments, accroit considérablement le taux de mortalité.

À haute dose, le paracétamol est particulièrement nocif pour la santé.

Une étude a mis en garde mardi contre les risques liés à la prise de paracétamol à long terme et à haute dose, notamment sur le plan cardiovasculaire et rénal, qui sont sous-estimés. Médicament anti-douleur le plus vendu dans le monde, la plupart du temps sans ordonnance, le paracétamol (molécule active du Doliprane, mais aussi de nombreux autres médicaments) est recommandé dans de nombreuses pathologies douloureuses aigües ou chroniques. Il est considéré comme globalement moins dangereux que les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) ou les opiacés, également prescrits pour soulager la douleur.

Risque de maladies cardiovasculaires

Mais alors qu'on connaissait déjà la toxicité du paracétamol pour le foie en cas d'abus, des chercheurs britanniques se sont penchés sur les conséquences d'une prise régulière et à long terme du médicament dans une étude publiée par la revue britannique Annals of The Rheumatic Diseases qui dépend du groupe British Medical Journal (BMJ). En se fondant sur huit études existantes, ils ont montré un taux de mortalité accru pouvant atteindre jusqu'à 63 % chez les patients consommant de manière répétée des doses importantes de paracétamol (3 grammes par jour). La prise régulière de paracétamol augmenterait également le risque de maladies cardiovasculaires pouvant aller jusqu'à 68 % en cas de consommation de plus de 15 comprimés par semaine. Le risque de développer des problèmes gastro-intestinaux et rénaux est également augmenté en cas de consommation régulière. Pour les problèmes rénaux, le risque serait ainsi multiplié par deux en cas de prise cumulée de plus de 500 g de paracétamol au cours de la vie.

Le paracétamol est en général vendu sous la forme de comprimés dosés à 500 mg ou 1000 mg. Les chercheurs dirigés par le Pr Philip Conaghan, de l'hôpital britannique de Leeds, reconnaissent que les risques évoqués restent faibles dans l'absolu, mais estiment que leur étude montre "que le véritable risque du paracétamol est supérieur à ce que pense actuellement la communauté médicale". "Compte tenu de son usage important et du fait qu'il est disponible sans ordonnance, il parait justifié de faire une revue systématique de son efficacité et de sa tolérance dans des pathologies particulières", concluent-ils.

Le Point - Publié le 03/03/2015 à 14:48

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3 mars 2015 2 03 /03 /mars /2015 13:39

Double répression d'activités oestrogéniques et inflammatoires pour le ciblage de l'endométriose.

Sci Med Trad. 21 janvier 2015; 7 (271): 271ra9. doi: 10.1126 / scitranslmed.3010626.

Zhao Y1, Gong P1, Chen Y1, Nwachukwu JC2, Srinivasan S2, Ko C3, Bagchi MK1, Taylor RN4, Kora'h KS5, Nettles KW2, Katzenellenbogen JA6, Katzenellenbogen BS7.
Informations sur l'auteur

1Département moléculaire et Physiologie intégrative, Université de l'Illinois à Urbana-Champaign, Urbana, IL 61801, USA.
2Département de biologie du cancer, Institut de recherche Scripps, Jupiter, FL 33458, USA.
3Département des comparatifs Biosciences, Université de l'Illinois à Urbana-Champaign, Urbana, IL 61801, USA.
4Département d'obstétrique et de gynécologie, Wake Forest School of Medicine, Winston-Salem, NC 27157, USA.
5Laboratory de reproduction et le développement de toxicologie, Institut national des sciences de la santé environnementale, National Institutes of Health, Research Triangle Park, NC 27709, USA.
6Département de chimie, Université de l'Illinois à Urbana-Champaign, Urbana, IL 61801, USA.
7Department moléculaire et Physiologie intégrative, Université de l'Illinois à Urbana-Champaign, Urbana, IL 61801, USA. katzenel@illinois.edu.

Résumé

L’Oestrogénie et une composante inflammatoire jouent un rôle clé dans un large éventail de maladies, y compris l'endométriose, une maladie gynécologique dépendant des oestrogènes communs dans lequel le tissu endométrial crée des lésions inflammatoires au niveau de sites extra-utérins, causant douleur pelvienne et fertilité réduite.

Les thérapies médicales actuelles se concentrent principalement sur la réduction des niveaux d'œstrogènes systémiques, mais ceux-ci sont d'une efficacité limitée et ont des effets secondaires considérables.

Nous avons développé des ligands des récepteurs d'œstrogènes (ER) , chloroindazole (CLI) et oxabicycloheptene sulfonate (OBHS), qui ont montré une activité anti-inflammatoire ER-dépendante forte, dans un modèle préclinique de l'endométriose qui reprend la dépendance aux oestrogène et réponses inflammatoires chez des souris immunocompétentes et dans les cellules stromales endométriales humaines primaires en culture. Et les phénomènes dépendant des oestrogènes, y compris la prolifération cellulaire, la formation de kystes, la vascularisation, la croissance de la lésion, ont tous été arrêtés par CLI ou OBHS, ce qui a empêché l'expansion de la lésion et a aussi suscitées une régression des lésions établies, l'inflammation est supprimée, ainsi que l'angiogenèse et la neurogenèse dans les lésions, et diaphonie interrompue entre les cellules des lésions et les macrophages infiltrants.

Les Études sur des souris knock-out ERa ou ERß ont indiqué que ERa est le principal médiateur de l'efficacité OBHS et ERß et est dominante dans les actions CLI, ce qui implique la participation des deux voies pour l’ endométriose.

Le ligand oestral n’a pas modifié la fertilité à des doses qui étaient utilisées pour la suppression de l'endométriose.

Par conséquent, CLI et OBHS sont en mesure de réduire l'endométriose par double suppression de l'axe d'oestrogène-inflammatoire.

Nos résultats suggèrent que ces composés ont les caractéristiques souhaitées d'agents préventifs et thérapeutiques pour l'endométriose clinique, et éventuellement d'autres troubles liés à l’axe oestrogènes-inflammation.

Copyright © 2015, Association américaine pour l'avancement des sciences.

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3 mars 2015 2 03 /03 /mars /2015 13:25

Cancer du colon : agir sur le microbiote serait efficace
Communiqué de l’Inserm. 23 février 2015
A. Cougnoux et coll. Small-molecule inhibitors prevent the genotoxic and protumoural effects induced by colibactin-producing bacteria. Gut, édition en ligne avancée du 14 janvier 2015
Des chercheurs de l’Inserm ont mis en évidence qu’une intervention ciblée sur une toxine bactérienne intestinale permettrait de ralentir la prolifération des cellules cancéreuses coliques.
En effet, plusieurs travaux ont suggéré que certaines bactéries du tube digestif pourraient avoir une implication dans le développement du cancer du colon. C’est le cas, en particulier, d’une souche particulière d’Escherichia coli qui produit une toxine appelée colibactine. Cette bactérie est présente dans les échantillons de tissus coliques de 50% à 60% des malades mais dans seulement 20% de ceux des sujets sains. "Cette bactérie semble attirée par le microenvironnement inflammé de la tumeur. Une fois en contact avec les cellules de la tumeur, elle induit des dommages de leur ADN qui peuvent contribuer au cancer de deux façons : soit par l’accumulation de mutations, soit par l’induction d’une sénescence cellulaire. Si les cellules sénescentes ne se multiplient plus, elles sécrètent des facteurs de croissance qui favorisent la multiplication des cellules cancéreuses n’ayant pas subies l’action toxique de la bactérie", explique Richard Bonnet, coauteur des travaux au CHU de Clermont-Ferrand.
Les chercheurs ont donc cherché un moyen de bloquer l’action de la colibactine. Pour cela ils ont réalisé des travaux de biologie structurale permettant d’obtenir une structure cristalline de la toxine et de cribler les molécules à la recherche de ligands spécifiques. Ils en ont trouvé deux. Et l’un d’entre eux a montré, sur des travaux réalisés sur des souris, de bons résultats : il permettait de diminuer de 98% les dommages à l’ADN générés par les bactéries productrices de la toxine. Il a ralenti la prolifération de cellules cancéreuses et réduit par un facteur 3,5 le nombre de tumeurs coliques chez des souris hébergeant cette bactérie. Mais R. Bonnet précise : "la bactérie semble incapable de déclencher à elle-seule un cancer chez la souris". Bloquer la toxine ne serait donc pas suffisant. Selon lui, cette étude préclinique n’établit qu’une preuve de concept : "ces travaux renforcent l’idée qu’il est intéressant de prendre en compte de certaines bactéries composant le microbiote intestinal pour lutter contre le cancer colorectal".
L’équipe va à présent se rapprocher de l’industrie pharmaceutique pour élaborer de nouvelles molécules capable de bloquer l’action de la colibactine, potentiellement plus spécifiques et plus efficaces.

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3 mars 2015 2 03 /03 /mars /2015 11:32

Slérose en plaque : un vieux médicament, la benzatropine, remyélinise les neurones (chez l’animal)

C’est un résultat majeur pour toutes les recherches menées sur la sclérose en plaque que publie la revue Nature : un vieux médicament utilisé dans la maladie de parkinson, la benzatropine (Cogentin), a montré qu’elle permettait de favoriser la remyélinisation des fibres nerveuse sur un modèle animal.

La sclérose en plaques est une maladie neurologique auto-immune du système nerveux central causant une démyélinisation des fibres nerveuses du cerveau, de la moelle épinière et du nerf optique. Les fibres nerveuses sont normalement entourées d’une gaine de myéline constituée par deux types cellulaires, les oligodendrocytes au niveau proximal du neurone et par les cellules de Schwann au niveau plus distal du nerf. Lors des poussées de la maladie, les gaine de myéline sont détruites, laissant l’axone est intact, mais altérant la conduction électrique (les informations transitent plus lentement) créant les signes cliniques constatés dans la maladie.

Au niveau cellulaire, les phases progressives de la sclérose en plaques sont associées à une inhibition de la différenciation de cellules progénitrices qui normalement génèrent les oligodendrocytes, les cellules indispensables à la remyélinisation et la rémission de la maladie. Les scientifiques anglais du Scripps Research Institute ont cherché à identifier les médicaments pouvant induire sélectivement cette différenciation des oligodendrocytes. Ils ont travaillé pour cela sur des cellules souches du nerf optique de rat.

Ils démontrent que la benztropine diminue de manière significative la sévérité clinique de la maladie sur le modèle animal utilisé, qu’il soit administré seul ou en combinaison avec des traitements immunosuppresseurs déjà utilisés dans la sclérose en plaques. Les analyses in vitro et in vivo montre que l’efficacité observée de la benzatropine résulte directement d’une amélioration de la remyélinisation plutôt que la suppression immunitaire, une première!

“Nous sommes très excités par ces résultats et nous évaluons dorénavant comment mettre en place un premier essai clinique” expliquait Luke L. Lairson, signataire de l’étude, à la revue Nature, rajoutant que “les patients ne doivent pas utiliser ce médicament en dehors de ses indications”. Il est évidemment nécessaire de confirmer auparavant chez l’homme son efficacité et sa sécurité d’emploi.

Une approche pour un traitement de régénération dans la sclérose en plaques.


Deshmukh VA1, Tardif V, Lyssiotis CA, CC vert, Kerman B, Kim HJ, Padmanabhan K, Swoboda JG, Ahmad I, Kondo T, Gage FH, Theofilopoulos AN, BR Lawson, Schultz PG, Lairson LL.
Nature. 17 octobre 2013; 502 (7471): 327-32. doi: 10.1038 / nature12647. Epub 2013 le 9 octobre.

Résumé


Les formes progressives de la sclérose en plaques sont associées à la différenciation inhibée de la population de cellules progénitrices qui génère les oligodendrocytes maturels requis pour la remyélinisation et une rémission.

Pour identifier les inducteurs sélectifs de la différenciation des oligodendrocytes, nous avons effectué un essai basé sur l'image exprimée par la protéine de base myéline (MBP) en utilisant des cellules progénitrices primaires du nerf optique de rat.

Ici, nous montrons que, parmi les composés les plus efficaces identifiés se trouve la benztropine, ce qui diminue significativement la sévérité clinique dans le modèle expérimental d'encéphalomyélite auto-immune (EAE) et de la forme cyclique de la sclérose en plaques lorsqu'il est administré seul ou en combinaison avec des traitements immunosuppresseurs approuvés pour la sclérose en plaques.

La preuve d'un modèle de démyélinisation induite par cuprizone, in vitro et in vivo avec des dosages de cellules T et EAE avec expériences de transfert adoptif ont indiqué que l'efficacité de ce médicament est observée directement montrant une amélioration de la remyélinisation plutôt que la suppression immunitaire.

Les études pharmacologiques indiquent que les fonctions de benztropine procèdent d’un mécanisme qui implique l'antagonisme direct de M1 et / ou des récepteurs muscariniques M3.

Ces études devraient faciliter le développement de nouvelles thérapies efficaces pour le traitement de la sclérose en plaques qui complètent les approches établies avec les immunosuppresseurs.

Benztropine (Cogentin®)

Sommaire : La benztropine (Cogentin® et ses formes génériques) appartient au groupe de médicaments appelés médicaments « antiparkinsoniens » et est utilisé pour le traitement d’effets secondaires sur les mouvements (effets secondaires parkinsoniens ou « extrapyramidaux ») causés par les médicaments antipsychotiques.

Dans quels cas utilise-t-on la benztropine?

Elle est approuvée par Santé Canada pour les adultes, les adolescents et les enfants âgés de 3 ans ou plus pour le traitement d’effets secondaires sur les mouvements (effets secondaires parkinsoniens ou « extrapyramidaux ») causés par les médicaments antipsychotiques. La benztropine est également parfois qualifiée de médicament « anticholinergique ».

La benztropine peut être utilisée pour traiter les troubles suivants :

  • Les effets secondaires extrapyramidaux ou d’autres effets secondaires sur les mouvements occasionnés par les médicaments antipsychotiques
  • L'akathisie : agitation physique extrême, nervosité, impatience et mouvements de va-et-vient
  • La dystonie : spasmes du visage (y compris, des yeux, de la langue, de la mâchoire), du cou et des muscles du dos (mouvements semblables à ceux d’une crise d’épilepsie)
  • Les effets parkinsoniens : raideur musculaire, rigidité, difficulté à se mettre en mouvement, posture instable, traîner des pieds lorsque vous marchez, mouvements ralentis et tremblements (agitation)

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3 mars 2015 2 03 /03 /mars /2015 11:31

La fréquence de l’autisme s’est dramatiquement accrue ces dernières années en particulier aux Etats-Unis : alors qu’un enfant sur 10 000 était concerné en 1988, en 2012, 1 sur 50 le sont. Récemment, une étude a suggéré qu’il pouvait exister un lien entre la prise d’antidépresseurs chez les femmes enceintes et la survenue ultérieur d’un autisme chez l’enfant. Les inhibiteurs de la recapture de la sérotonine sont de plus en plus utilisé au cours de la grossesse depuis les années 1990 alors que parallèlement l’implication du système sérotoninergique dans la physiopathologie de l’autisme est devenu une des hypothèses plausibles. Une association entre prise d’antidépresseur et autisme ne signifie pas pour autant qu’il existe une relation de cause à effet car ce peut être la dépression maternelle impliquant une cause génétique qui peut accroitre ce risque d’autisme.

Des scientifiques Suédois ont voulu tenir compte de ces différents aspects pour rechercher un lien entre autisme et prise d’antidépresseur en réalisant une étude cas-témoin au cours de laquelle un antécédent de dépression ou la présence d’autres troubles psychiatriques chez le père était également recherchés (schizophrénie, trouble bipolaire, autres troubles neuro-psychologiques ou troubles de la personnalité).

4429 enfants autistes, dont 1828 avec des troubles intellectuels et 2601 sans, formaient le groupe des cas. 43 277 autres enfants sans autisme formaient le groupe contrôle. 1% des femmes ayant donné naissance à un enfant devenu autiste avaient eu une dépression contre 0,6% des femmes ayant eu un enfant non autiste. 0,4% des pères des enfants des deux groupes avaient eu une dépression.

Les résultats montrent que l’existence d’une dépression maternelle accroit de 60% le risque d’autisme chez l’enfant. Lorsque la consommation d’antidépresseur au cours de la grossesse est pris en compte, le risque d’autisme est accru de 40%. Ce risque persistait après élimination des autres facteurs confondants. Ce risque était retrouvé en particulier pour le risque d’autisme sans trouble intellectuel qui était presque multiplié par 2 (+86%) chez une mère ayant eu une dépression. Aucun lien n’est retrouvé avec une dépression paternelle.

Les scientifiques estiment à la lumière de leur analyse qu’une suppression totale de la prise d’antidépresseur au cours de la grossesse supprimerait 0,6% des cas d’autisme.

Il existe donc bien une relation entre dépression maternelle et autisme mais surtout chez les femmes ayant pris un antidépresseur inhibiteur de la recapture de la sérotonine pendant leur grossesse. Les femmes doivent donc en être sérieusement informées.Cependant, les antidépresseurs n’expliqueraient que moins de 1% des cas d’autisme et leur prise ne peut donc pas expliquer l’accroissement exponentiel de l’autisme actuellement en cours.

Source

Parental depression, maternal antidepressant use during pregnancy, and risk of autism spectrum disorders: population based case-control study

Dheeraj Rai, Brian K, Christina Dalman, Jean Golding, Glyn Lewis, Cecilia Magnusson

BMJ 2013;346:f2059

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3 mars 2015 2 03 /03 /mars /2015 11:30

Deux études publiées dans le même numéro de la revue Archives of General psychiatry mettent en lumière le rôle de facteurs environnementaux, en particulier au cours de la vie intra-utérine, dans le développement de l’autisme.

L’autisme est un désordre complexe du développement modifiant la sociabilité, la communication et le développement cognitif des enfants. Une augmentation importante de l’autisme s’est faite jour depuis une trentaine d’année, le nombre de cas passant de 3 à 5 cas pour 10 000 enfants dans les années 1960 à plus de 40 cas pour 10 000 actuellement. On estime à 1% dorénavant le nombre d’humains dans le monde atteints par cette maladie autrefois assez rare.

La génétique joue un rôle indéniable mais n’explique pas tout. D’autres facteurs existent tel que l’âge des parents, les grossesses multiples le petit poids de naissance, l’exposition à certains médicament (le sujet de la seconde étude), et les infections survenues au cours de la grossesse.

Des scientifiques de l’université de Stanford ont étudié 192 jumeaux originaires de Californie, garçons et filles, vrais et faux jumeaux dans lesquelles au moins un des deux était atteint d’un autisme.

54 (45 garçons et 9 filles) étaient homozygotes (vrais jumeaux/jumelles dont le code génétique est identique) et 138 dizygotes (45 males, 13 filles et 80 de sexe discordant ; faux jumeaux : ils ne partagent que 50% de code génétique identique).

Les résultats montrent que 77% des vrais jumeaux et 50% des vraies jumelles étaient autistes lorsque l’un des deux jumeaux était également autiste (Probandwise concordance). Ce taux était inférieur chez les faux jumeaux : 31% chez les garçons et de 36% chez les filles .

Les analyses statistiques suggèrent que 37% des cas d’autisme peuvent être attribués à la génétique, alors que des études précédentes suggéraient un taux de 90% : le rôle de la génétique est plus fort chez les garçons, estimé entre 41% et 56% et moins fort chez les filles, estimé entre 13% et 16%. La génétique serait donc moins impliquée que ce que l’on pensait auparavant.

Par ailleurs, l’étude retrouve que 55% des cas d’autisme seraient liés à des facteurs environnementaux, avec cette fois une implication plus forte chez les filles : l’environnement est estimé responsable de 41% à 57% des cas chez les garçons et de 72% à 78% chez les filles.

Une seconde étude confirme l’implication environnementale en mettant en évidence un risque d’autisme plus élevé chez les enfants dont la mère a été traitée par antidépresseur (inhibiteur de la recapture de la sérotonine) dans l’année précédent la naissance et en particulier au cours du premier trimestre.

Les auteurs ont étudié 298 enfants autistes et leur mère qu’ils ont comparés à 1.507 enfants non autistes et leur mère.

6,7% des femmes (20) ayant des enfants autistes et 3,3% des femmes témoins (50) avaient été traitées par un antidépresseur au cours de l’année précédent la naissance, en majorité des inhibiteur de la recapture de la sérotonine (SSRI), seuls ou en association à d’autres antidépresseurs. Lorsque l’on compare le nombre de cas d’autisme chez les femmes ayant pris ces médicaments et chez celles n’en ayant pas pris, les auteurs constatent que le fait d’avoir reçu un antidépresseur multiplie par 2,2 le risque d’autisme chez l’enfant. Le risque était encore un peu augmenté si la prise d’antidépresseurs avait eu lieu au cours du premier trimestre de la grossesse. Les auteurs ont par ailleurs pu également confirmer que ce n’était pas la dépression en elle-même qui était responsable de cette augmentation de cas d’autisme. Dans la population étudiée, la prise d’antidépresseurs rendait compte de 2,1% des cas d’autisme si la mère en avait pris au cours de l’année et de 2,3% des cas si la mère en avait pris au cours du premier trimestre.

Si évidemment, ce risque doit être contrebalancé avec le risque pour la mère ou le fœtus de ne pas traiter les pathologies mentales, d’autres études confirmant ce fait devraient être menées.

Source

Genetic Heritability and shared environmental factors twins pairs with autism
Joachim Hallmayer, Sue Cleveland, Andrea Torres, Jennifer Phillips, Brianne Cohen, Tiffany Torigoe, Janet Miller, Angie Fedele, Jack Collins, Karen Smith, Linda Lotspeich, Lisa A. Croen, Sally Ozonoff, Clara Lajonchere, Judith K. Grether, Neil Risch
Arch Gen Psychiatry. Published online July 4, 201

Antidepressant Use During pregnancy and Childhood autism spectrum disorders
Lisa A. Croen, Judith K. Grether, Cathleen K. Yoshida, Roxana Odouli, Victoria Hendrick
Arch Gen Psychiatry. Published online July 4, 201

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3 mars 2015 2 03 /03 /mars /2015 11:30

Alors que la France est plongée dans une nouvelle vague de pollution atmosphérique, la plus importante jamais enregistrée, une étude américaine apporte de nouvelles preuves de l’implication de ce type de pollution sur la survenue de l’autisme. Des scientifiques ont évalué les lien entre exposition parentale à la pollution et anomalies chez l’enfants : le résultat est explosif : toute augmentation de 1% de l’exposition des parents à la pollution atmosphérique augmente de 283% le risque d’autisme chez l’enfant.

L’autisme est une anomalie du développement cérébral qui début très tôt au cours du development de l’enfant, déjà vraisemblablement in utéro, mais dont les signes cliniques apparaissent clairement seulement aux alentours de 3 ans. Toutefois différentes techniques d’investigation ont démontré qu’un diagnostic très précoce était possible. Une des question parmi les plus importantes que se posent les parents et la communauté scientifiques, est de trouver la ou les causes de l’explosion du nombre d’enfants autistes. Au Etat-Unis par exemple, près d’un garçon sur 88 nait autiste désormais, contre 1 sur 150 il y a seulement 10 ans. L’autisme touche 5 fois plus de garçons que de filles.

Et si plusieurs études ont déjà incriminé la pollution atmosphérique comme facteur pourvoyeur de l’autisme, aucune n’avait la taille de cette nouvelle étude publiée dans le revue PLOS Computational Biology. Les scientifiques ont étudié les données de 100 millions d’assurés américains et ont utilisé les malformations de naissance retrouvées chez des nouveaux nés comme indicateur du niveau d’exposition à la pollution (la pollution créée effectivement des malformations de naissance). Ils ont ensuite recherché le nombre d’enfants souffrant d’autisme : “L’austisme apparait très fortement corrélé au taux de malformations génitales chez les enfants mâles. Cela donne une indication de la charge environnementale et l’effet est extrêmement fort” commente le premier auteur, Andrey Rzhetshy (Université de Chicago). En effet, l’étude met en évidence que pour chaque augmentation de 1% de l’exposition des femmes enceintes à la pollution atmosphérique créée par le trafic automobile ou les industries, le risque d’autisme augmente de 283%.

Les travaux précédents avaient essentiellement tenté de cerner une piste génétique. Cette étude démontre que la piste de la pollution atmosphérique doit dorénavant être plus profondément considérée comme un facteur dominant du risque d’autisme. Elle confirme par ailleurs une étude de cohorte publiée l’année dernière dans la revue Environmental Health Perspectives où 7603 enfants autistes avaient été chacun appariés à 10 enfants contrôles non autistes. L’analyse de leurs lieux d’habitation et l’évaluation locale de la pollution était parvenue à la conclusion que plus la pollution atmosphérique liée au trafic automobile était important, plus le risque d’autisme grandissait.

Cette nouvelle étude indique donc fortement aux pouvoirs publiques que la prévention de la pollution atmosphérique, déjà responsables de cancers du poumons, de maladies cardio-vasculaire (infarctus, insuffisance cardiaque) et de pathologies pulmonaires, ne doit plus être un vain mot et que le temps de l’action est arrivé. Il faut pour prévenir ces pathologies responsables d’une morbidité et d’une mortalité importante, réduire absolument cette pollution atmosphérique; cela doit devenir une priorité majeure de santé publique. Personne ne peut plus dire qu’il ne savait pas.

Sources

Environmental and State-Level Regulatory Factors Affect the Incidence of Autism and Intellectual Disability
Andrey Rzhetsky, Steven C. Bagley, Kanix Wang, Christopher S. Lyttle, Edwin H. Cook Jr, Russ B. Altman, Robert D. Gibbons
PLOS Computational BIOLOGY Published: March 13, 2014

Ambient Air Pollution and Autism in Los Angeles County, California
Tracy Ann Becerra, Michelle Wilhelm, Jørn Olsen, Myles Cockburn, Beate Ritz
Environ Health Perspect; DOI:10.1289/ehp.1205827

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3 mars 2015 2 03 /03 /mars /2015 11:29

La pollution atmosphérique, majoritairement causée par les automobiles et les poids lourds en de nombreux endroits du territoire et particulièrement en ville, est-elle un des phénomènes expliquant l’augmentation exponentielle de l’autisme dans nos sociétés? C’est en tout cas ce que suggère une étude publiée le 18 Juin 2013 dans la revue « Environmental Health Perspectives » : les femmes enceintes vivant dans des zones où le niveau de pollution est élevé ont un risque double d’avoir un enfant autiste en, comparaison à des femmes enceinte de même âge vivant dans un endroit non pollué.

L’autisme est un trouble du développement neurologique qui se caractérise par une altération des qualités de communication et de comportement social débutant avant l’âge de trois ans. Si son étiologie reste encore mal comprise, les expositions environnementales au cours de la grossesse ont été impliquées dans la genèse de l’autisme par plusieurs études publiées en 2005, 2007 et 2009.

L’air pollué contient de nombreux agents polluants connus pour affecter les fonctions neurologiques et/ou pour avoir des effets négatifs sur les enfants in utero selon l’agence de protection de l’environnement américaine (2010).

Les polluants ayant un lien retrouvé/suspecté avec l’autisme sont les suivants : les métaux lourds (antimoine, arsenic, cadmium, chrome, plomb, mercure, manganèse et nickel), les produits chimiques (styrène, trichloroéthylène, chlorure de méthylène) et les polluants automobiles, en particulier les microparticules rejetées par les moteurs diesel.

Par ailleurs, des études récentes ont trouvé un lien entre le niveau de pollution dans lequel est plongé un enfant juste après la naissance et le risque pour lui de développer un autisme.

Des scientifiques américains ont voulu determiner si ce risque exitait dès la conception de l’enfant et donc au cours de sa vie intra-utérine. Pour cela ils ont realisé une étude cas-témoin, c’est à dire comparé chez un groupe de femmes ayant eu un enfant autiste (325) et un groupe de femmes ayant eu un enfant non autiste (22 101), si le fait d’habiter une zone polluée influençait ce risque de naitre autiste. La pollution des zones habités par les mamans à été reconstruite grace à des données locales.

Tous les résultats obtenus ont été ajustés à la plupart des risques connus pour aggraver l’autisme comme le niveau d’éducation maternel, l’âge de la mère, etc..

Les résultats confirment que plus l’air est pollué plus le risque de donner naissance à un enfant autiste est important : globalement ce risque est multiplié par deux chez les femmes enceintes les plus exposées à la pollution.

Les scientifiques observent que ce risque augmente régulièrement à mesure qu’augmentent dans l’air la concentration des particules diesel, du plomb, du manganese, du chlorure de méthylène, de mercure ou de nickel.

En particulier, chez les 20% de femmes les plus exposées, le diesel et le mercure étaient les deux polluants les plus fortement associés à l’augmentation du risque d’autisme chez les enfants nouveau-nés, que ce soient des garçons ou des filles, une donnée aggravante pour ces polluants sachant que le risque d’autisme est normalement 5 fois moindre chez une fille que chez un garçon. En comparaison aux 20% de femmes les moins exposées à ces deux polluants, les plus exposées avaient donc deux fois plus de risque que leur enfant naisse autiste.

Le scientifiques estiment que ces données confirment la dangerosité du diesel, déjà mis en accusation dans une étude précédente qui montrait que plus les femmes enceintes habitaient proche d’une voie à fort trafic, plus le risque d’autisme était important : “Cette étude et la nôtre, qui utilisait différentes méthodes de mesures, suggèrent ensemble que la pollution de l’air lié au trafic automobile peut augmenter le risque d’autisme” écrivent-ils.

Et concernant les métaux lourds capables d’atteindre les fonctions cérébrales de l’enfants, comme le plomb, le manganèse, le mercure et le nickel, le risque de donner naissance à un enfant autisme augmente de 20 à 60% en fonction du degré d’exposition des mamans enceintes. Une augmentation linéaire du risque de donner naissance à un enfant autiste est retrouvé pour le cadmium, le plomb, le manganèse et le nickel. Ce risque est retrouvé également pour le le chlorure de méthylène.

Si une étude cas-témoin ne représente pas une preuve scientifique formelle, cette étude retrouvant à nouveau un lien fort entre autisme et pollution, qu’il s’agisse de métaux lourds ou de la pollution automobile, est un nouveau cri d’alerte face à l’incapacité actuelle et à l’absence de désir politique de réguler cette pollution. Récemment, un ministre de l’actuel gouvernement n’a t-il pas declare au salon automobile de genève que les moteurs diesels rejettaient un “air propre”?

Réduire le risque d’autisme ne fait pas parti du plan autisme récemment mis en avant par notre gouvernement. Quand agira t-on? Doit t-on attendre qu’un enfant sur 50 naissant dans notre pays soit autiste, un chiffres que les Etats-Unis viennent d’atteindre?

Source

Perinatal Air Pollutant Exposures and Autism Spectrum Disorder in the Children of Nurses’ Health Study II Participants
Andrea L. Roberts1, Kristen Lyall2,3, Jaime E. Hart4,5, Francine Laden4,5,6, Allan C. Just5, Jennifer F. Bobb7, Karestan C. Koenen8, Alberto Ascherio2,5,6, and Marc G. Weisskopf
Environ Health Perspect; DOI:10.1289/ehp.1206187

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3 mars 2015 2 03 /03 /mars /2015 11:28

Dans un éditorial publié dans la revue scientifique Environmental Health Perspectives, trois scientifiques appellent à une intensification des recherches pour identifier clairement les causes environnementales capables de créer ou de favoriser l’apparition d’un autisme.

L’éditorial intitulé «Une stratégie de recherche pour découvrir les causes environnementales de l’autisme et des troubles du neuro-développement», a été signé par le Dr Philip Landrigan, chef de file en matière de santé environnementale et directeur du centre de santé environnementale infantile de la prestigieuse université du Mont Sinaï, par le Pr Luca Lambertini, Professeur adjoint de médecine préventive au Mont Sinaï et Linda Birnbaum, directeur de l’Institut national de l’environnement et des Sciences de la Santé. L’éditorial a été publié en même temps que 4 études importantes liant pollutions environnementales et anomalies du développement neuro-cognitif de l’enfant.

Selon l’Académie Nationale des Science, il ne fait plus de doute qu’au moins 3% de tous les troubles neuro-comportementaux de l’enfant, tels que l’autisme ou le syndrome d’hyperactivité et d’inattention, sont causées par des expositions à produits toxiques ayant contaminé l’environnement et qu’au moins 25% sont causés par des interactions entre ces pollutions environnementales liées aux activités industrielles humaines et les gènes des enfants. Mais les agents coupables ne sont pas encore suffisamment connus. Et bien que la recherche génétique ait démontré que l’autisme et certains autres troubles du développement ont une composante héréditaire, beaucoup pensent que les causes environnementales jouent un rôle. En particulier, les scientifiques de l’université du Mont Sinaï, qui sont, comme dans de nombreux domaines médicaux, le fer de lance de cette recherche décidée à mieux comprendre le rôle de ces produits chimiques dans la survenue de pathologies du développement neurologique des enfants ayant réduit les capacités de développement neurologique de millions d’enfants dans le monde causant autisme, syndrome d’hyperactivité et de déficit de l’attention, retard mental, dyslexie, et autres troubles neurologqiues à 600 000 nouveaux enfants chaque année rien qu’aux Etats-Unis. L’autisme affecte 1 enfant sur 88 nouveaux-nés et le syndrome d’hyperactivité 10 sur 88 selon le CDC américain.

Lors qu’un colloque, les scientifiques de plusieurs organisations américaines ont dressé la liste des 10 agents toxiques qui ont selon des études plubliées jouentg un rôle dans la survenue des troubles autistiques et autres déficits du développement neurologique de l’enfant. :

1. Le plomb (Jusko et al. 2008)

2. Le méthylmercure (Oken et al. 2008)

3. Les PCB (Winneke 2011)

4. Les pesticides organophosphorés (Eskenazi et al. 2007; London et al. 2012)

5. Les pesticides organochlorés (Eskenazi et al. 2008)

6. Les perturbateurs endocriniens (Braun et al. 2011; Miodovnik et al. 2011) comme le Bisphénol A ou les phtalates

7. Les gaz d’échappement automobile (Volk et al. 2011)

8. Les hydrocarbures aromatiques polycycliques (Perera et al. 2009)

9. Les retardateurs de flamme bromés (Herbstman et al. 2010)

10. Les composés perfluorés (Stein and Savitz 2011)

Dans le même numéro de la revue, quatre autres études appellent également à intensifier la recherche sur les polluants de l’environnement. La première, retrouve un lien entre le tabagisme maternel au cours de la grossesse et la survenue d’un syndrome d’Asperger ou d’autres formes d’autisme graves. Deux autres études montrent que les PCB perturbent le développement précoce du cerveau, et la quatrième suggère un lien entre l’exposition aux pesticides et l’autisme.

Cet article montrent la mobilisation des meilleurs scientifiques aux Etats-Unis contre ce problème grandissant des troubles du développement neurologique de l’enfant, en partie liés aux pollution environnementales humaines : en France, que fait-on et qui s’en occupe?

Source

A Research Strategy to Discover the Environmental Causes of Autism and Neurodevelopmental Disabilities
Philip Landrigan, Luca Lambertini, Linda Birnbaum
Environmental Health Perspectives, 2012

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