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28 mai 2015 4 28 /05 /mai /2015 08:07

De meilleurs reins sans gluten


Présent dans le blé, l’orge ou le seigle, le gluten est connu pour les intolérances digestives qu’il provoque.


Son éviction pourrait également bloquer la progression de la maladie de Berger, une maladie du rein.


C’est en tout cas ce qu’a montré une étude conduite par une équipe du Centre de recherche sur l’inflammation (Inserm, CNRS et université Paris-Diderot), situé dans la faculté de médecine du site de l’hôpital Bichat (Paris), et publiée dans la revue Kidney International le 25 mars.


LE MONDE SCIENCE ET TECHNO 04.05.2015

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25 mai 2015 1 25 /05 /mai /2015 23:04

Un Extrait polyphénolique à base de sirop d'érable potentialise la sensibilité aux antibiotiques et réduit la formation de biofilm par les bactéries pathogènes.


Maisuria VB, et al. Appl Environ Microbiol. 2015.


Résumé


Les composés phénoliques sont des candidats prometteurs comme agents thérapeutiques complémentaires.


Le sirop d'érable, préparé par concentration de la sève de l'arbre d'érable en Amérique du Nord, est une riche source de composés phénoliques naturels et de leurs dérivés.


Dans ce travail, nous rapportons l'activité antimicrobienne d'un extrait de sirop d'érable phénolique riche (PRMSE).


PRMSE présente une activité antimicrobienne ainsi qu'une forte interaction synergique avec des antibiotiques sélectionnés contre des souches Gram-négatives d'Escherichia coli, Proteus mirabilis, et Pseudomonas aeruginosa.


Parmi les composés phénoliques de PRMSE, le catéchol présente une forte synergie avec des antibiotiques ainsi que d'autres composants phénoliques de PRMSE utiles contre la prolifération bactérienne.


A des concentrations sublétales, PRMSE et catéchol réduisent efficacement la formation de biofilm et augmentent la susceptibilité des biofilms bactériens aux antibiotiques.


Dans le but d'élucider le mécanisme de la synergie observée avec des antibiotiques,


PRMSE a augmenté la perméabilité membranaire externe de toutes les souches bactériennes et inhibe efficacement l'activité de la pompe d'efflux.


En outre, l'analyse du transcriptome a révélé que PRMSE réprimé de façon significative des gènes de résistance à plusieurs médicaments ainsi que des gènes associés à la motilité, l'adhésion, la formation de biofilm, et la virulence.


Dans l'ensemble, cette étude fournit une preuve de concept et point de départ pour étudier le mécanisme moléculaire de l'augmentation signalée dans la sensibilité aux antibiotiques des bactéries en présence de PRMSE.


American Society for Microbiology.
PMID 25819960


Article intégral :
http://aem.asm.org/content/81/11/3782.long

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25 mai 2015 1 25 /05 /mai /2015 19:56

Une molécule actuellement à l'étude permettrait d'augmenter très nettement la sensibilité des cellules tumorales à la chimiothérapie.


Selon les derniers chiffres de l'Institut national du cancer (INCa), environ 9 000 hommes et femmes développent un cancer du pancréas chaque année en France, le plus souvent après la cinquantaine.


Cette maladie fait particulièrement peur, à juste titre puisque moins de 5 % des malades sont encore en vie cinq ans après le diagnostic.


C'est pourquoi toute découverte susceptible de mieux la combattre est scrutée par les soignants, les malades et leurs familles. Récemment, une équipe de Toulouse* a publié dans une revue scientifique des travaux montrant pourquoi les cellules de cancer du pancréas résistent à la chimiothérapie. Ils testent aujourd'hui l'efficacité d'une molécule permettant de réduire ce phénomène, et donc d'améliorer la sensibilité au traitement.


Dans un communiqué de presse, l'Inserm rappelle que l'une des raisons de la gravité de cette maladie est la capacité des cellules cancéreuses de développer des mécanismes de résistance à la chimiothérapie, ce qui rend le traitement inefficace.


Mais ce n'est pas tout : le microenvironnement de la tumeur serait également largement responsable du phénomène. Il est constitué de stroma (ou tissu conjonctif), « un mélange de cellules immunitaires, endothéliales et de fibroblastes, immergées dans une matrice extracellulaire extrêmement dense et compacte », précise le document. « Ce stroma contient notamment des fibroblastes associés au cancer (CAFs) très abondants, qui produisent des protéines en excès. »


Tests sur des souris


Les chercheurs ont voulu évaluer l'éventuelle influence de ces CAFs sur la chimiorésistance.


Après avoir récupéré ces fibroblastes dans les tumeurs de malades opérés dans les CHU de Toulouse et de Limoges, ils ont mené des travaux chez l'animal. Ils ont greffé des cellules tumorales humaines chez des souris, puis les ont traitées par chimiothérapie.


Et ils ont découvert que les cancers grossissaient plus en présence de CAFs qu'en leur absence, preuve de leur implication dans la résistance au traitement. Ils ont même réussi à identifier le mécanisme en jeu.


Et, par chance, il existe déjà un médicament qui agit à ce niveau. Cette molécule (baptisée SOM230) est déjà utilisée dans le traitement de tumeurs rares qui se développent à partir de cellules productrices d'hormones (les tumeurs dites neuroendocrines).


Et chez la souris, les résultats ne se sont pas fait attendre : la progression des cancers du pancréas a été interrompue par l'administration de ce traitement en plus de la chimiothérapie.


Les chercheurs estiment donc « pertinent » de bloquer les CAFs chez les patients humains. Corinne Bousquet, coauteur des travaux, explique qu'un essai clinique de phase 1 visant à vérifier l'innocuité de l'association entre la chimiothérapie et le SOM230 a déjà eu lieu chez l'homme.


Un essai de phase 2, permettant d'évaluer son efficacité, devrait être lancé prochainement.


On saura donc bientôt si cette bataille a des chances d'être gagnée dans la guerre que livrent les scientifiques contre le cancer du pancréas.


* unité 1037 Inserm/ Université de Toulouse III Paul Sabatier, Centre de recherche en cancérologie de Toulouse.

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25 mai 2015 1 25 /05 /mai /2015 11:11

L’alcool protégerait de la SEP…


Il a été observé que les buveurs d'alcool (par rapport aux non-buveurs) avaient un risque moindre de présenter certaines maladies auto-immunes, comme la polyarthrite rhumatoïde, l'hypothyroïdie auto-immune et le lupus systémique, avec un effet dose-dépendant. Pour la sclérose en plaques (SEP), les données actuelles sont moins probantes mais deux études cas-contrôles menées en Suède retrouvent le même type d'association inverse entre la consommation d'alcool et le risque de SEP.





Ces deux études indépendantes ont été menées sur une large population de sujets âgés de 16 à 70 ans : 745 cas de SEP et 1 761 contrôles participant à l'étude EIMS (Epidemiological Investigation of Multiple Sclerosis) et 5 874 cas et 5 246 contrôles de l'étude GEMS (Genes and Environment in Multiple Sclerosis). Les habitudes de consommation d'alcool ont été évaluées sur une période de, respectivement, 5 ans et 10 ans, et les sujets répartis en trois groupes en fonction de leur niveau de consommation hebdomadaire : faible (< 50 g pour les femmes et < 100 g pour les hommes), modérée (50-112 g et 100-168 g) et élevée (> 112 g et > 168 g).





Les deux études donnent des résultats concordants et significatifs. Dans l'étude EIMS, un effet « protecteur » a été constaté chez les participants des deux sexes rapportant une consommation élevée d'alcool. Comparativement aux sujets ne buvant pas d'alcool, leur risque de développer une SEP est pratiquement diminué de moitié : odd ratio (OR) de 0,6 chez les femmes (intervalle de confiance IC 95 % : 0,4-1) et de 0,5 chez les hommes (OR 0,5 ; IC 95 % : 0,2-1). Dans l'étude GEMS, la consommation de plus de trois verres de vin ou de plus de cinq verres de spiritueux par semaine est associée à un OR de 0,7 (IC 95 % 0,5-0,8 et 0,5-0,9 pour les deux types de boissons). La réduction du risque de SEP est plus importante chez les fumeurs que chez les non fumeurs.





Les mécanismes par lesquels l'alcool influe sur le risque d'auto-immunité restent à élucider. Des données expérimentales et cliniques suggèrent que de fortes doses ont des propriétés immunomodulatrices. On a aussi constaté que l'alcool traverse rapidement la barrière hémato-encéphalique et qu'il entraine des modifications hormonales qui pourraient également médier son effet immunosuppresseur. Quoi qu'il en soit, les auteurs soulignent que, si l'on considère les résultats de ces deux études, il n'y a pas de raison de recommander l'abstinence totale aux patients atteints de SEP, et que l'alcool pourrait bien être un autre facteur de risque modifiable de cette maladie.


JIM15 jan 2014

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21 mai 2015 4 21 /05 /mai /2015 08:24

Laurent Alexandre, PDG de l'entreprise belge de séquençage d'ADN DNAVision, sera le Grand témoin de la 5e édition du Sommet économique du Grand Sud le 26 mai à Bordeaux. Chirurgien, urologue, cofondateur du site Doctissimo qu'il a cédé en 2008, ce spécialiste du transhumanisme est l'auteur de plusieurs ouvrages reconnus, dont "La mort de la mort : comment la technomédecine va bouleverser l'humanité".


Il interviendra lors d'une conférence exceptionnelle de 40 minutes.


Le Sommet économique du Grand Sud, organisé par notre journal mardi 26 mai au Palais de la Bourse à Bordeaux, promet une belle journée de débats et d'échanges, en présence notamment d'Alain Rousset, président du Conseil régional d'Aquitaine, et Marie-Claire Capobianco, directeur des réseaux France et membre du comité exécutif de BNP Paribas.


Invité de l'événement en tant que Grand témoin, Laurent Alexandre s'intéresse de près à la question du transhumaniste et la manière dont les avancées technologiques bouleversent la médecine.


Il estime que l'espérance de vie humaine aura une croissance très rapide liée au développement des nanotechnologies, des biotechnologies, de l'informatique et de la cognitique (NBIC) et suit l'implication des géants Google, Apple, Facebook et Amazon dans ces domaines.


Laurent Alexandre s'était notamment exprimé lors d'une prise de parole remarquée lors de TEDxParis 2012 ("Le recul de la mort - l'immortalité à brève échéance ?"), concluant ainsi : "Ma conviction est que certains d'entre vous dans cette salle vivront mille ans". Voici un florilège de ses récentes déclarations.


"L'espérance de vie croit de trois mois chaque année. (...) Jusqu'où ce recul de la mort peut-il aller ?


Il y a quatre scénarios.


Le premier, c'est celui des pessimistes, c'est ce que craignent certains écologistes, c'est un recul de l'espérance de vie à cause de la pollution, des OGM, du réchauffement climatique.


On a un 2e scénario, c'est un arrêt de la technologie qui aurait atteint un plateau.


Le 3e scénario, c'est une poursuite lente de l'amélioration de l'espérance de vie, qui monte jusqu'à 120 ans, 130 ans.


Le 4e scénario, c'est une explosion technologique avec une augmentation très rapide de notre espérance de vie dès le XXIe siècle."


"Il n'y a pas si longtemps, analyser, comprendre et manipuler notre fonctionnement biologique était considéré comme une tache insurmontable.


Mais aujourd'hui, la donne technologique est en train de changer.


Les technologies NBIC vont nous permettre de lutter contre la mort, la vieillesse et la maladie grâce à une médecine de combat, grâce à une puissance qui était inimaginable il y a encore quelques décennies.


La science-fiction d'hier va devenir médecine réalité."


"Le coût du séquençage ADN est divisé de 50 % tous les cinq mois.


Il s'agit réellement d'un tsunami technologique.


Cela permettra de développer une médecine personnalisée, guidée sur nos particularités génétiques et c'est particulièrement important pour la cancérologie.


Une personne sur quatre aura un cancer dans sa vie."


"Les transhumanistes pensent que chaque citoyen doit pouvoir décider seul des modifications qu'il souhaite apporter à son cerveau, à son ADN ou à son corps.


Selon eux, l'homme du futur sera un organisme prototype, voué à se perfectionner en permanence comme la version bêta d'un logiciel : nous ne devrions avoir aucune honte à augmenter nos capacités grâce à la technologie.


Dès 2002, la National Science Foundation (NSF) publiait un rapport recommandant l'utilisation des NBIC pour la fabrication d'un surhomme...


De récents progrès scientifiques nous propulsent vers un Homme augmenté.


Le cœur artificiel est encore un prototype mais il deviendra dans quelques années supérieur au cœur biologique : certains individus s'en feront implanter un préventivement pour prévenir le risque de mort subite qui peut foudroyer des gens en pleine santé comme le jeune et brillant député Olivier Ferrand, en 2012. (... ) Google est devenu l'un des principaux architectes de la révolution NBIC et soutient activement le transhumanisme.


Ray Kurzweil, le "pape" du transhumanisme, est convaincu que les NBIC vont permettre de faire reculer la mort de façon spectaculaire.


Il a été embauché par Google pour faire du moteur de recherche la première intelligence artificielle.


Google a annoncé, en 2013, la création de Calico, qui entend allonger significativement la durée de vie humaine.


Cette filiale de Google compte explorer des voies technologiques jamais envisagées pour retarder puis "tuer" la mort.


Google a aussi investi dans de nombreux autres projets biotechnologiques.


Et cette société n'est pas la seule à mener la croisade transhumaniste : désormais, l'ensemble des GAFA (Google, Apple, Facebook, Amazon) partagent une vision transhumaniste et investissent massivement dans l'intelligence artificielle."




20/05/2015
Mikaël Lozano
La Tribune
Dans L'Opinion du 19 mai 2015

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19 mai 2015 2 19 /05 /mai /2015 11:18

Cancer du côlon : les biofilms de bactéries favorisent l’oncogenèse

  • 11.05.2015

Des chercheurs du Scripps Research Institute, en Californie, de l’Université John Hopkins, à Baltimore, et du Karolinska Institute, en Suède, ont découvert que le microbiote intestinal, en formant des biofilms, encourage le développement tumoral dans le côlon.

Selon l’équipe, l’élimination de ces biofilms pourrait éventuellement aider à prévenir le cancer du colon.

Des biofilms de bactéries favorisent l’oncogenèse

Il y a quelques mois, une équipe internationale de chercheurs montrait que les tumeurs dans le côlon ascendant sont la plupart du temps associées à la présence de biofilms bactériens, une sorte de matrice composée de colonies bactériennes qui tapisse la lumière intestinale du colon.

Quel lien entre ces biofilms et le cancer ?

C’est la question à laquelle s’est attelée cette même équipe, qui vient de publier ses nouvelles découvertes dans la revue « Cell Metabolism ».

Les auteurs sont d’abord partis à la recherche des métabolites présents dans des échantillons de tissus de colons humains. Leurs analyses ont révélé que les tissus cancéreux présentaient des quantités anormalement élevées d’un métabolite, le N1, N12 – diacétylspermine.

Le métabolite était en effet 9 fois plus abondant dans les échantillons tumoraux que dans les échantillons non-tumoraux. Sa présence était encore décuplée dans les tissus comportant un biofilm bactérien en plus des cellules tumorales. « Ces données suggèrent très fortement que les cellules de l’hôte et les colonies bactériennes produisent tous deux ce métabolite », note le Dr Cindy Sears, l’un des auteurs principaux de l’étude.

Le N1, N12 – diacétylspermine appartient à la famille des polyamines, qui sont impliquées dans la prolifération cellulaire de manière générale. Les polyamines sont exprimés dans les cancers, mais également dans les tissus sains à croissance rapide.

Enfin, les auteurs expliquent que les bactéries, elles aussi, se servent des polyamines pour booster leur propre prolifération et ériger les biofilms.

Cercle vicieux

Dans leur précédente étude, publiée dans « PNAS », l’équipe avait montré que la présence d’un biofilm bactérien etait associée à une inflammation chronique dans le tissu, mais aussi à une accélération de la prolifération cellulaire. « Si les cellules prolifèrent plus rapidement, il y aussi une plus grande chance qu’elles effectuent une erreur de réplication », note le Dr Sears.

A partir de toutes ces observations, les auteurs suggèrent que les biofilms favoriseraient le processus tumoral dans le colon en induisant un processus inflammatoire et une prolifération cellulaire.

Cette prolifération accrue serait accompagnée d’une hausse de la production de polyamines, que les bactéries utilisent pour édifier le biofilm. « C’est un véritable cercle vicieux qui s’auto-alimente, avec une production sans cesse croissante de N1, N12 – diacétylspermine », notent les auteurs.

Pour le Dr Sears, la prochaine étape consistera à déterminer si les individus sains porteurs de biofilms dans leur colon développent des changements oncogéniques plus rapidement que ceux sans biofilms. « Cela requiert une étude prospective. Mais si ça se révèle être le cas, alors les biofilms, voire le métabolite en question, pourraient devenir des biomarqueurs signalant un risque accru de cancer du colon », suggère le Dr Sears, qui envisage même la possibilité de prévenir le cancer en agissant sur les biofilms. « Y a-t-il un moyen de perturber la formation du biofilm et diminuer le risque de cancer ? Ce sont des questions difficiles, et qui prennent du temps à résoudre, mais ce sont les questions que notre travail soulève

Siuzdak G et al., Cell Metabolism, 7 mai 2015

Clémentine Wallace

VOIR : Pr Moulinoux

LE DÉVELOPPEMENT DES CELLULES CANCÉREUSES PEUT ÊTRE FREINÉ

EN RÉDUISANT LES POLYAMINES DANS L’ALIMENTATION

http://www.tout-prevoir.gpm.fr/_uses/lib/5042/polyamines.pdf

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17 mai 2015 7 17 /05 /mai /2015 08:44

Grâce à une étude internationale parue dans la revue Nature Medicine, on en sait aujourd'hui davantage sur les mécanismes impliqués dans l'état inflammatoire chronique lié à l'obésité.


Depuis une dizaine d'années, on sait que le lieu de stockage des graisses influence l'apparition des médiateurs pro-inflammatoires et le développement des pathologies métaboliques associées à la surcharge pondérale.


Ainsi l'obésité androïde, caractérisée par un important excès de masse graisseuse dans la partie haute du corps, en particulier au niveau de l'abdomen, est à l'origine de plus de complications que l'obésité gynoïde, où le tissu adipeux se localise dans la région sous-cutanée, surtout au niveau des fesses et des cuisses.


Les hommes sont plus concernés que les femmes par cette forme dangereuse d'obésité.


Les chercheurs ont identifié le facteur qui provoque l'accumulation de macrophages de type pro-inflammatoire chez les patients ayant un « gros ventre ».


Ils ont confirmé son rôle chez la souris.
Ainsi les rongeurs qui ont une déficience pour ce facteur n'ont pas développé de complications malgré un régime très riche en graisses. «


Cette étude pionnière suggère que le système immunitaire influence directement l'accumulation de la masse grasse dans la région viscérale, susceptible d'être ciblée dans la prévention du diabète de type 2 », concluent les auteurs.


Ils estiment donc « crucial de déchiffrer les différentes facettes de l'inflammation pour mieux appréhender les pathologies multifactorielles associées à l'obésité comme le diabète de type 2 ».


6 mai 2015

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11 mai 2015 1 11 /05 /mai /2015 08:30

La date du 7 avril a été décrétée journée mondiale de la Santé.


Chaque année, l'OMS choisit de mettre en avant une thématique spécifique pour l'occasion.


En 2015, elle fait de la sécurité alimentaire sa priorité, estimant à 2 millions le nombre annuel de décès imputables à des aliments infestés de virus, bactéries, parasites ou substances chimiques.


Si les progrès de l'hygiène ont permis d'améliorer la sécurité alimentaire, l'industrialisation de la production et la mondialisation de la distribution ont « créé de multiples occasions de contamination des aliments par des bactéries nocives, des virus, des parasites ou des substances chimiques », rappelle l'organisation.


Certains gestes de prévention ne sont toujours pas acquis par la population.


Pour preuve, 33 % des épisodes de toxi-infections d'origine alimentaire, recensés en France en 2012, se sont déroulés dans le cadre familial.


Le lavage des mains, des aliments et des surfaces en contact avec les aliments figure en tête des habitudes à prendre pour éviter les intoxications.


La viande, la volaille et le poisson crus étant les produits les plus susceptibles de contenir des micro-organismes dangereux pour la santé, il convient de les séparer du reste des courses dès leur achat.


Cette précaution est également à respecter au moment du stockage (en les plaçant en bas du réfrigérateur) et de leur préparation. Ainsi doit-on toujours laver soigneusement la planche sur laquelle on a découpé des produits carnés crus.


La cuisson à cœur permet d'éliminer la plupart des micro-organismes en quelques dizaines de secondes.


Celle avec les micro-ondes peut toutefois poser problème en cuisant les aliments de façon inégale ou en exposant aux substances chimiques toxiques de certains plastiques d'emballage.


Dernière mesure de précaution : ne jamais laisser les aliments cuits plus de deux heures à température ambiante, les réfrigérer rapidement et les garder au frigo trois jours maximum, en ne les réchauffant jamais plus d'une seule fois.

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9 mai 2015 6 09 /05 /mai /2015 18:05

Contre les bactéries, Xavier Duportet invente la "frappe chirurgicale"




Jeune entrepreneur de 27 ans, Xavier Duportet développe des techniques d'édition génétique avancée permettant de cibler les «mauvaises» bactéries à détruire.
Eligo Bioscience


Elles sont des milliards de milliards, peuplent le corps humain, et sont aussi essentielles pour la vie que potentiellement dangereuses dans certains cas. Les bactéries, regroupées sous le terme de microbiome humain, ont de multiples fonctions: favoriser la digestion, protéger l’organisme d’agressions extérieures, lutter contre certaines maladies… Mais le microbiome humain dépend d’un équilibre fragile. Une variation de sa composition, de la proportion de telle ou telle espèce dans le tube digestif, la peau ou les muqueuses, peuvent entraîner des pathologies comme le diabète, la colite, la maladie de Crohn, l'obésité… Comment faire pour préserver cet équilibre ? Malheureusement, les antibiotiques conventionnels utilisés pour combattre les bactéries nuisibles ne distinguent pas ces dernières des « bonnes bactéries »,. Au contraire, les traitements détruisent la flore bactérienne, provoquent des déséquilibres dans ses communautés (dysbiose) et contribuent au fait que les bactéries nuisibles subsistantes deviennent résistantes.
Des bactéries ciblées et désactivées
Docteur en biologie synthétique diplômé de l’INRIA (en France) et de l'Institut Technologique du Massachusetts (MIT, aux USA), le français Xavier Duportet met actuellement au point une approche révolutionnaire en matière d’antibiothérapie. Avec son associé, David Bikard, il a imaginé un nouveau genre de médicaments capables d'éliminer les bactéries spécifiques tout en laissant les autres intactes. Le concept combine à la fois les techniques d’édition génétique avancée et les nanotechnologies. En quelques mots, des « véhicules » nanoscopiques sont utilisés pour apporter des fragments d’ADN synthétique jusqu’aux bactéries visées. Fondé sur la technique CRISPR d'édition ADN, qui a été sélectionnée parmi les 10 Technologies Émergentes de 2014 par MIT Technology Review, le travail sur l’ADN consiste à couper une partie du matériel génétique de ces bactéries, et ainsi à les tuer ou à les désactiver sans affecter les autres micro-organismes qui composent la flore. En d’autres termes, les véhicules (appelés capsides) agissent comme des virus bactériophages qui infectent les bactéries en y insérant leur matériel génétique. Cette infection opère de manière sélective uniquement sur les bactéries pour lesquelles ils possèdent des récepteurs protéiques spécifiques à l'intérieur. Voilà comment ces bactériophages modifiés éliminent les bactéries porteuses de gènes de virulence ou de résistance, et laissent intact le reste du microbiome.
A la racine du mal


En 2014, les deux associés ont co-fondé l'entreprise Eligo Bioscience (auparavant PhageX), spin-off du MIT et de l'Université Rockefeller (USA). Pour l'instant, leur équipe de chercheurs réalise un test in vivo à partir d'un cocktail de plusieurs capsides virales capables d'injecter de l'ADN synthétique dans des staphylocoques et des Escherichia coli. Elle travaille également sur une plate-forme destinée à créer des capsides pour de nombreuses autres espèces. À la différence des autres médicaments, les eligiobiotiques combattent l'agent à l'origine de chaque maladie, plutôt que les symptômes. « Lorsque la dysbiose est la cause, nous pouvons y remédier », affirme Xavier Duportet, et il rappelle qu'actuellement, « il n'existe pas de médicaments pouvant décoloniser un patient d'entérobactéries multi-résistantes sans affecter celles qui sont bénéfiques ; ou attaquer de manière spécifique les souches de E. Coli adhérente invasive (AEIC, d'après le sigle en anglais) associées à la maladie de Crohn.»


La maladie de Crohn dans le viseur


Le jeune entrepreneur espère que ses eligiobiotiques arriveront à la phase des essais cliniques dans deux ans pour le test de traitements contre la maladie de Crohn. Un objectif qui nécessite de réunir environ deux millions d'euros, déjà en cours de négociation avec un groupe international d'investisseurs en capital-risque. Preuve de l’intérêt de sa démarche d’innovation, Xavier Duportetr vient d’être distingué Innovateur de l’année, dans le cadre de la remise des Prix MIT Innovateurs de moins de 35 ans en France, dont l’Atelier et BNP Paribas sont partenaires Européens (http://www.innovatorsunder35.com/europe). Pour Jonathan Weitzman, leader du Groupe de Génétique et Épigénétique à l'Université Paris Diderot (France) et membre du jury des prix MIT Technology Review Innovateurs de moins de 35 ans en France, la technologie développée par Xavier Duportet est « extrêmement novatrice » et possède «un potentiel pour offrir un système intelligent mais simple afin de combattre les souches bactériennes résistantes aux antibiotiques actuels.»

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9 mai 2015 6 09 /05 /mai /2015 08:42

Alors qu'ils recherchaient un hypothétique gène de la dépression, des scientifiques du Wellcome Trust Centre for Human Genetics (WTCHG) à l'université d'Oxford ont fait une découverte surprenante : la dépression modifierait l'ADN. Leur étude a porté sur l'étude du génome de 11 000 personnes souffrant ou ayant souffert de dépression. Si aucun gène spécifiquement lié à ce trouble de l'humeur n'a pu être identifié, les chercheurs ont néanmoins mis à jour un lien entre la dépression, l'augmentation du nombre d'ADN mitochondrial et des télomères de plus petites tailles.

Lors d'une dépression, les mitochondries, qui fournissent l'énergie nécessaire au bon fonctionnement des cellules, deviennent moins efficaces et leur nombre augmente pour compenser cette déficience.

Le raccourcissement des télomères est, quant à lui, le signe du vieillissement cellulaire.

Chez le sujet dépressif, ces changements moléculaires ne seraient pas réversibles, ce qui pourrait provoquer une baisse de l'espérance de vie.

Cette étude permet de comprendre comment la dépression intervient jusque dans les cellules en favorisant, par exemple, le développement de certaines pathologies comme le cancer ou le diabète.

Ses auteurs estiment qu'elle ouvre de nouvelles pistes dans la détection de la maladie et l'amélioration de sa prise en charge. En observant le génome mitochondrial et la taille des télomères d'un patient, il sera peut-être possible un jour de s'assurer de l'efficacité d'un traitement.

Date de création : 30 avr 2015

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