Jeudi 18 décembre 2014 4 18 /12 /Déc /2014 15:26

« Dépression : la piste de l'origine infectieuse »
Les Echos

Paul Molga indique dans Les Echos que « de nouveaux travaux suggèrent que la dépression est peut-être due à un germe latent. Un espoir pour les 20 millions de malades dans le monde ».
Le journaliste note ainsi que «
 c'est le pavé dans la marre que vient de lancer le Dr Turhan Canli, de la Stony Brook University de New York avec un article paru au début du mois dans la revue spécialisée « Biology of Mood and Anxiety Disorders » ».
« Se fondant sur plusieurs dizaines d'études scientifiques, le chercheur suggère que la dépression montre, par certains aspects, des signes cliniques semblables aux agressions microbiennes responsables de diverses infections, et notamment des infections intestinales : fatigue, perte d'appétit, manque de volonté, troubles du sommeil, humeur triste… », explique Paul Molga.
Le journaliste poursuit :
« Dans le pire des épisodes dépressifs, comme dans les infections les plus sévères, les patients peinent à prendre la plus insignifiante décision, se renferment et nourrissent des idées sombres.« L'apparition de ces signes précurseurs peut vouloir dire que le système immunitaire s'active », avance le chercheur sans préjuger de l'impact des facteurs exogènes, à commencer par ceux qui sont relatifs à la situation personnelle du malade ».
Paul Molga relève qu’« 
une étude, parmi les vingt-huit citées à l'appui de son hypothèse, était passée relativement inaperçue lors de sa publication en 2012 dans le « Journal of Clinical Psychiatry », sans doute parce qu'elle contredisait la théorie chimique généralement admise. Elle constate que la contamination par un certain parasite présent sous une forme latente chez 20% de la population - le protozoaire Toxoplasma gondii, agent de la toxoplasmose -, est corrélée à une augmentation très significative (jusqu'à sept fois plus) du risque de tentative de suicide chez les personnes infectées. Et, plus étonnant encore, que les propriétaires de chats, porteurs naturels du germe, sont surreprésentés au sein des dépressifs sévères ».
Le journaliste observe que «
 ces résultats abondent dans le sens d'autres expériences similaires ».

Par Jean-Pierre LABLANCHY - CHRONIMED - Publié dans : Infections froides
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Mercredi 17 décembre 2014 3 17 /12 /Déc /2014 13:18
Associationentre l'obésité de classe III (IMC de 40 à 59 kg / m2) et la mortalité: une analyse groupée sur  20 études prospectives. 


CONTEXTE:


La prévalence de l'obésité de classe III (indice de masse corporelle [IMC] ≥40 kg / m2) a considérablement augmenté dans plusieurs pays et touche actuellement 6% des adultes aux Etats-Unis, avec un impact incertain sur les risques de maladie et de décès.

En utilisant les donnéesd'une vaste étude groupée, nous avons évalué le risque de décès, dans l'ensemble et en raison d'un large éventail de causes, et les années d'espérance de vie perdu à cause de l'obésité de classe III.


MÉTHODES ET RÉSULTATS:


Dans une analyse regroupant les résultats de 20 études prospectives des États-Unis, en Suède et en Australie, tenant compte du sexe et de l’âge montre un taux spécifique de mortalité (décès pour 100 000 personnes par an) et des ratios de risque multivariable ajustées pour les adultes, âgés de 19 à 83 ans au départ, classés comme obèses classe III (IMC de 40,0 à 59,9 kg / m2) par rapport à ceux qui sont classés comme un poids normal (IMC de 18,5 à 24,9 kg / m2).  

Les participants ont déclaréavoir déjà fumé des cigarettes ou présentant des antécédents de maladie chronique (maladie cardiaque, cancer, accident vasculaire cérébral, ou l'emphysème) sur des questionnaires de base ont été exclus.

Parmi9564 participants de classe III d'obésité, les taux de mortalité étaient de 856,0 chez les hommes et de 663,0 chez les femmes pendant la période d'étude (1976-2009).

Parmi304 011 participants de poids normal, les taux étaient de 346,7 et 280,5 chez les hommes et les femmes, respectivement.  

Les décèsde maladie cardiaque ont largement contribué au taux en excès dans le groupe de l'obésité de classe III (différences de taux = 238,9 et 132,8 chez les hommes et les femmes, respectivement), suivis par les décès par cancer (différences de taux = 36,7 et 62,3 chez les hommes et les femmes, respectivement) et enfin le diabète (différences de taux = 51,2 et 29,2 chez les hommes et les femmes, respectivement).

 

Dans la gamme del'obésité de classe III, les ratios de risque multivariable ajustés pour la mortalité totale et de décès dus aux maladies cardiaques, le cancer, le diabète, la néphrite / syndrome néphrotique / néphrose, les maladies respiratoires chroniques dans le bas, et la grippe / pneumonie ont augmenté proportionnellement à l'augmentation de l'IMC.

Par rapport àde poids normal IMC, un IMC de 40 à 44,9, de 45 à 49,9, de 50 à 54,9, et de 55 à 59,9 kg / m2 a été associé avec une estimation de 6,5 (IC 95%: 5.7 à 7.3), 8,9 (IC 95% : 07/04 au 10/04), 9,8 (IC 95%: 07.04 à 12.02), et de 13,7 (IC à 95%: 10,5 à 16,9) y de vie perdues.

Une limitationest que l'IMC a été principalement recommandé à la suite de ce rapport.


CONCLUSIONS:


L'obésité de classe III est associée à des taux sensiblement élevés de mortalité totale, avec la plupart des décès supplémentaires liés aux maladies cardiaques, le cancer et le diabète, et d'importantes réductions de l'espérance de vie par rapport à un poids normal.

 

Par Jean-Pierre LABLANCHY - CHRONIMED - Publié dans : Nutrition
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Mercredi 17 décembre 2014 3 17 /12 /Déc /2014 08:18
L'utilisation prolongée d'un inhibiteur de la pompe à protons réduit la diversité microbiennes: implications pour la susceptibilité à Clostridium difficile. Auteurs Seto CT1, Jeraldo P2, R3 Orenstein, Chia N4, DiBaise JK5. Informations sur l'auteur Journal Microbiome. 25 novembre 2014; 2: 42. doi: 10.1186 / 2049-2618-2-42. eCollection 2014. Affiliation Résumé CONTEXTE: Le rôle du microbiome intestinal à arrêter la colonisation des pathogènes et la croissance est importante pour la protection contre l'infection à Clostridium difficile (CDI). Des études observationnelles inhibiteur de protons associé pompe (PPI) l'utilisation et l'incidence CDI. Nous avons supposé que l'utilisation des IPP affecté l'intestin distal microbiome au fil du temps, un effet qui serait mieux exploré par l'étude de temps longitudinal de sujets sains sur l'IPP par rapport aux sujets CDI naïfs. Cette étude a inclus neuf sujets humains sains et cinq sujets avec naïfs de traitement CDI. Après l'assignation aléatoire à une faible (20 mg / jour) ou élevé (2 × 20 mg / jour), la dose groupe, des échantillons fécaux ont été recueillis dans les neuf sujets sains avant, pendant, et après 28 jours d'utilisation de PPI. Cela a été fait en collaboration avec prétraitement collection fécales des sujets CDI. Séquençage à haut débit (ARNr 16S) a été réalisée sur des échantillons de temps longitudinale pour évaluer les changements à la santé microbiome intestinal associée à l'usage de PPI prolongée. Les échantillons sains ont ensuite été comparés aux sujets CDI pour explorer les changements au fil du temps à le microbiome intestinal associée à l'utilisation des IPP et potentiellement liés à CDI. RÉSULTATS: Nous avons constaté que l'utilisation PPI à des doses faibles et élevées, administrés pendant 28 jours, a entraîné une diminution observée à unité taxinomique opérationnelle (OTU) compte après que les deux 1 semaine et 1 mois. Cette diminution résulte des niveaux observés OTU qui étaient semblables à ceux trouvés chez les patients naïfs de traitement CDI, qui a été partiellement réversibles après une période de récupération de 1 mois. Nous ne avons pas détecté une différence de dose-dépendante des taux OTU, ni ne nous détectons des changements significatifs dans taxons indiqué précédemment d'être affectés par le traitement PPI. CONCLUSION: Bien que notre observation de diminution observé OTU compte pendant la thérapie PPI est une constatation préliminaire dans une petite cohorte, notre hypothèse que les IPP perturbent le microbiome saine de l'intestin humain est pris en charge dans ce groupe. Nous concluons que les diminutions espèces observées chiffres étaient réversibles après l'arrêt de l'utilisation du PPI en 1 mois. Cette constatation peut être une explication possible de l'association entre l'utilisation prolongée de PPI et l'incidence CDI. PMID 25426290 [PubMed] PMCID PMC4242847 Texte complet: http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC4242847/
Par Jean-Pierre LABLANCHY - CHRONIMED - Publié dans : Nutrition
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Lundi 15 décembre 2014 1 15 /12 /Déc /2014 20:04

L’INVS n’a pas la clé des champs (électromagnétiques)

Que sait-on à ce jour de la dangerosité des champs électromagnétiques (CEM), ces rayonnements non ionisants qui évoluent dans une gamme de fréquences comprise en 0 et 300 GigaHz ?

Et quelle conduite tenir devant un groupe de pathologies attribuée à des CEM ?

C’est le propos de la note de positionnement que l’Invs vient de publier.

Deux types de CEM sont à distinguer : les champs de basses et extrêmement basses fréquences (entre 0 et 300 kiloHz), émis notamment par les appareils fonctionnant avec du courant alternatif comme les lignes électriques ou les transformateurs (CEM-EBF), et à l’autre « extrémité » les champs de hautes à extrêmement hautes fréquences (de 3 mégaHz à 300 GHz) dont les radiofréquences (CEM-RF) utilisées en téléphonie mobile, télévision, radiodiffusion FM, radar et communication satellitaire ; ou dans les fours à micro-ondes.

Des effets biologiques connus

L’effet principal de ces CEM est thermique (utilisé pour le micro-ondes et perceptible quand on téléphone trop longtemps…).

L’exposition aigue et de très forte intensité aux CEM-BF provoque (selon des études OMS et du Comité scientifique sur les risques émergents pour la commission européenne) des effets visuels, neuromusculaires, osseux , « les seuls effets néfastes établis à ce jour » pour ces fréquences ; or l’Invs indique que les règlementations actuelles « sont destinées à protéger totalement la population contre ces effets ».

Pour les CEM-RF, « à part » l’accident de la route (même avec les kits main-libre !) et l’interférence avec certains dispositifs médicaux, aucun lien entre l’exposition environnementale et la santé humaine n’a pu être établi.

Faisant le point sur « ce qui est suspecté ou allégué », l’Invs note qu’un doute persiste concernant un risque de maladie d’Alzheimer lors d’une exposition professionnelle aux CEM-EBF et que plusieurs études évoquent une augmentation du risque de leucémie aigüe chez le jeune enfant vivant à moins de 50 m d’une ligne à très haute tension.

Concernant les radiofréquences (CEM-RF), les utilisations intensives ou à long terme de téléphone mobile exposeraient « peut-être » (niveau de preuve « limité ») à une augmentation du risque respectivement de gliome et de neurinome de l’acoustique.

L’Invs ne trouve pas d’étude concluante sur le risque cancérigène, souvent évoqué, des antennes-relais.

Des champs qui restent à défricher

Des études sur les effets « divers » sur la santé des CEM ont pu associer les symptômes non pas à la distance réelle de l’antenne-relais mais à la distance estimée par les personnes interrogées, ce qui évoquerait  un effet nocebo.

Enfin concernant l’intolérance environnementale idiopathique aux CM, l’Invs rappelle que le seul critère de définition de cas étant à ce jour l’attribution à une exposition à des CEM, par le patient lui-même, des symptômes qu’il ressent, sa prévalence est difficile à estimer (d’ailleurs très variable en fonction des pays) : il souhaite que les études se poursuivent.

Rappelant son rôle, comme pour tout risque sanitaire, de surveillance épidémiologique, d’investigation, de soutien à la recherche, l’Invs prévoit que les acteurs de terrain soient à l’avenir davantage sollicités, tant localement que sur la réflexion nationale.

Devant une sollicitation pour l’augmentation de survenue de maladies  (dans le temps ou l’espace) autour d’une antenne relais (on appelle ça des « agrégats spatio-temporels de maladies non infectieuses »), il préconise une démarche d’investigation « rigoureuse et transparente », tout en convenant des importantes limites méthodologiques : « il est rare que l’investigation conduise à identifier une cause externe à la survenue de cas groupés de maladies ».

Ces « non conclusions » laissent le champ libre aux interprétations et sur certaines situations (cancers infantiles), ont aboutit à un vrai champ de bataille.

Dr Blandine Esquerre 

Publié le 15/12/2014

 

Par Jean-Pierre LABLANCHY - CHRONIMED - Publié dans : Les ondes
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Lundi 15 décembre 2014 1 15 /12 /Déc /2014 16:19

« Dépression : la piste de l'origine infectieuse »
Les Echos

Paul Molga indique dans Les Echos que « de nouveaux travaux suggèrent que la dépression est peut-être due à un germe latent. Un espoir pour les 20 millions de malades dans le monde ».
Le journaliste note ainsi que « c'est le pavé dans la marre que vient de lancer le Dr Turhan Canli, de la Stony Brook University de New York avec un article paru au début du mois dans la revue spécialisée « Biology of Mood and Anxiety Disorders » ».
« Se fondant sur plusieurs dizaines d'études scientifiques, le chercheur suggère que la dépression montre, par certains aspects, des signes cliniques semblables aux agressions microbiennes responsables de diverses infections, et notamment des infections intestinales : fatigue, perte d'appétit, manque de volonté, troubles du sommeil, humeur triste
… », explique Paul Molga.
Le journaliste poursuit : « Dans le pire des épisodes dépressifs, comme dans les infections les plus sévères, les patients peinent à prendre la plus insignifiante décision, se renferment et nourrissent des idées sombres.« L'apparition de ces signes précurseurs peut vouloir dire que le système immunitaire s'active », avance le chercheur sans préjuger de l'impact des facteurs exogènes, à commencer par ceux qui sont relatifs à la situation personnelle du malade ».
Paul Molga relève qu’« une étude, parmi les vingt-huit citées à l'appui de son hypothèse, était passée relativement inaperçue lors de sa publication en 2012 dans le « Journal of Clinical Psychiatry », sans doute parce qu'elle contredisait la théorie chimique généralement admise. Elle constate que la contamination par un certain parasite présent sous une forme latente chez 20% de la population - le protozoaire Toxoplasma gondii, agent de la toxoplasmose -, est corrélée à une augmentation très significative (jusqu'à sept fois plus) du risque de tentative de suicide chez les personnes infectées. Et, plus étonnant encore, que les propriétaires de chats, porteurs naturels du germe, sont surreprésentés au sein des dépressifs sévères ».
Le journaliste observe que « ces résultats abondent dans le sens d'autres expériences similaires ».

Par Jean-Pierre LABLANCHY - CHRONIMED - Publié dans : Infections froides
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