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29 juillet 2015 3 29 /07 /juillet /2015 13:46

« Certains vaccins rendent les virus plus dangereux »

Le Parisien observe qu’« on savait des virus capables de résister à des vaccins, comme le sont des souches de la grippe saisonnière et même de polio.

Une étude scientifique publiée lundi va plus loin, en montrant que certains vaccins pourraient doper la virulence des agents pathogènes, un phénomène craint, que l'on observe pour la première fois expérimentalement ».


Le journal explique que « ces travaux publiés dans PLOS Biology portent sur le virus de la maladie de Marek, très répandue chez les volailles.

Les vaccins incriminés, dit imparfaits, protégeraient les individus vaccinés tout en permettant au virus de survivre et d'évoluer pour devenir plus virulent.

Il infecterait ainsi les sujets qui n'ont pas eu le vaccin, les rendant encore plus malades ».


L’un des auteurs, le Pr Venugopal Nair, directeur du programme des maladies virales aviaires à l'Institut Pirbright au Royaume-Uni, souligne que « les tests effectués avec le vaccin imparfait contre le virus de la maladie de Marek chez des poulets vaccinés et non-vaccinés ont révélé que ces derniers sont morts en dix jours tandis que ceux avec le vaccin ont survécu mais en continuant à transmettre un virus plus dangereux aux autres volailles avec lesquelles ils étaient en contact ».


Le Parisien précise que « ce phénomène n'a été observé, jusqu'à présent, qu'avec des vaccins contre des agents pathogènes affectant les animaux. […]

Les vaccins humains [sont] épargnés... pour l'instant ».


Le quotidien relève ainsi qu’« il y a une inquiétude pour les futurs vaccins actuellement en développement contre Ebola, le paludisme ou, dans le futur, contre le VIH, ont estimé ces scientifiques.

Dans la mesure où il est quasiment impossible de développer une immunité naturelle totale contre ces infections, il est probable que les premiers vaccins efficaces qui seront produits seront «imparfaits» avec un risque d'intensifier la virulence de ces virus, estiment les chercheurs ».


« Cependant, ils s'accordent à dire avec d'autres scientifiques qu'un vaccin même «imparfait» sera mieux que rien et représentera malgré cela une percée très importante contre ces maladies dévastatrices », poursuit le journal.


Le Parisien livre la réaction de Peter Openshaw, professeur de médecine expérimentale à l'Imperial College London, qui a indiqué dans un communiqué :

« C'est important de ne pas interpréter cette étude comme un argument contre la vaccination des enfants contre la grippe et d'autres maladies. […]

Les vaccins actuels sont le moyen le plus sûr et le plus efficace pour protéger la santé publique contre les maladies et ne risquent pas de provoquer l'émergence de souches virales plus dangereuses ».

Date de publication : 29-07-2015

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26 juillet 2015 7 26 /07 /juillet /2015 21:05

La psychomicrobiotique, à la croisée du cerveau et de l’intestin

C’est un nouveau champ en plein essor : l’étude des liens entre des troubles neuropsychiatriques comme l’autisme, la dépression, la schizophrénie et des anomalies du microbiote instestinal. « La recherche en psychomicrobiotique va exploser dans les années à venir, prédit le docteur Guillaume Fond, qui a analysé la littérature scientifique sur le sujet dans un article publié en janvier dans Pathologie Biologie. On sait désormais que le cerveau et l’intestin communiquent dans les deux sens, par plusieurs voies. Il a même été établi que les bactéries intestinales dialoguent entre elles en utilisant les mêmes neurotransmetteurs (dopamine, GABA…) que les neurones ! »

L’équipe de ce jeune psychiatre de l’hôpital Henri-Mondor (Créteil) et chercheur Inserm, affiliée à la Fondation FondaMental, projette d’analyser les microbiotes de patients autistes Asperger, de patients schizophrènes et de sujets témoins. « C’est dans le domaine de l’autisme que les dysbioses sont le mieux documentées, mais des équipes ont aussi mis en évidence des anomalies qui pourraient provenirde la flore intestinale dans la schizophrénie », précise Guillaume Fond.Reste à savoir si ces recherches permettront un jour de proposer des approches thérapeutiques de type pré- ou probiotiques, transferts de microbiote fécal… « Des améliorations des symptômes schizophréniques avec un régime sans gluten ont été rapportées, mais les quelques cas publiés doivent être confirmés par les essais cliniques en cours, tempère le chercheur. Dans l’autisme, une antibiothérapie de huit semaines par vancomycine a obtenu des résultats positifs chez des enfants, mais le bénéfice ne s’est pas maintenu à l’arrêt du traitement. »

De très jeunes enfants autistes

A Genève, l’équipe du pédopsychiatre Stephan Eliez s’apprête à lancer une étude testant la transplantation de microbiote chez une trentaine de très jeunes enfants autistes. L’Institut Pasteur de Paris lance de son côté un vaste programme « Microbiote et cerveau », qui étend la collaboration de ses neuroscientifiques, microbiologistes et immunologistes à d’autres équipes. « Les neurosciences doivent devenir un cœur de réseau, en connexion avec l’immunologie, la microbiologie… L’objectif est de travailler comme les physiciens, en cherchant une loi générale applicable à différentes disciplines », s’enthousiasme Pierre-Marie Lledo, directeur du département de neurosciences de l’institut et directeur de recherche au CNRS, qui est l’un des pilotes de ce programme. Plusieurs équipes, dont la sienne, en collaboration avec celle du microbiologiste Gérard Eberl, ont montré que des souris rendues axéniques (vierges de tout germe) par différentes techniques deviennent anxieuses et dépressives.

« Le plus frappant, c’est que ces symptômes sont réversibles avec des probiotiques, qui sont dans ce cas plus efficaces qu’un antidépresseur, souligne Pierre-Marie Lledo. Des mécanismes comparables pourraient être à l’œuvre chez l’humain. Nous allons travailler avec la psychiatre Chantal Henry (hôpitaux universitaires de Créteil), afin d’étudier ces phénomènes dans la maladie bipolaire : grâce à une application smartphone, nous recueillerons un maximum d’informations chez des patients. Ils renseigneront en temps réel leurs prises alimentaires et médicamenteuses, leurs ressentis sensoriels… Elles seront couplées à des analyses de microbiotes. »

Autre axe de recherche : l’étude de récepteurs à des fragments de bactéries intestinales, mis en évidence dans certaines régions du cerveau de souris. « En activant ces récepteurs, nous avons vu apparaître de nombreux troubles, en particulier du sommeil. Ces rongeurs ne rêvaient plus et présentaient des troubles de la mémoire et de l’humeur », raconte Pierre-Marie Lledo. La piste semble d’autant plus passionnante que ces récepteurs ont leur équivalent humain : le NOD2. Or, le gène codant pour ce récepteur peut être muté dans une pathologie inflammatoire digestive chronique, la maladie de Crohn, et il a récemment été associé aux troubles bipolaires par l’équipe de Chantal Henry. Ainsi, le professeur Lledo va mener une étude avec ces cliniciens pour comprendre comment les mutations du gène NOD2 sont associées à une susceptibilité à la dépression.

Le projet prévoit aussi le développement d’outils de recherche, tel un système de microscopie en fluorescence pour observer in situ, chez des rongeurs, des réseaux de plus de 1 000 neurones à travers une fenêtre de verre. « On visualise ainsi comment les cellules nerveuses dialoguent entre elles, lors d’un exercice d’apprentissage, par exemple, et surtout comment le système immunitaire participe aux réorganisations structurelles et fonctionnelles dans notre cerveau », conclut Pierre-Marie Lledo.

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17 juillet 2015 5 17 /07 /juillet /2015 12:12

Des bactéries résistantes chez un voyageur sur deux

Ces bactéries que ramènent les personnes parties sous les tropiques ont la particularité de résister aux traitements antibiotiques, compliquant les possibilités de traitement en cas de besoin.

La moitié des voyageurs partis sous les tropiques reviennent avec, tapies au sein de leur tube digestif, une ou plusieurs entérobactéries multirésistantes. Telle est la conclusion d'une étude de chercheurs français publiée dans Clinical Infectious Diseases.

De précédents travaux avaient déjà montré que de nombreux voyageurs étaient contaminés par de telles bactéries, le plus souvent via l'eau ou l'alimentation, mais ils faisaient plutôt état d'un voyageur sur cinq concerné. «Nous avons utilisé un protocole plus sensible, donc nous pensions en trouver davantage. Mais pas à ce point-là!», s'étonne Étienne Ruppé, chercheur Inserm au laboratoire de bactériologie de l'hôpital Bichat (Paris) et premier signataire de l'étude. Au point, s'amuse-t-il, de se retrouver à cours de matériel consommable (boîtes de Petri pour cultiver les bactéries, antibiotiques pour les tester…), le budget initial ayant tablé sur un voyageur sur quatre contaminé!

Les chercheurs ont recruté des candidats au voyage tropical dans six centres de vaccination internationaux à Paris, leur demandant de fournir un prélèvement de selles avant le départ et au retour. Quand des entérobactéries résistantes étaient retrouvées au retour, un nouvel échantillon était prélevé 1, 2, 3, 6 et 12 mois plus tard, jusqu'à ce que les microbes ne soient plus détectés.

Respecter les recommandations usuelles

Parmi 574 participants non porteurs de bactéries multirésistantes avant le départ, 50,9 % sont revenus avec, en moyenne, 1,8 de ces invités surprises. Les plus touchés étaient ceux revenant d'Asie (72,4 %), devant ceux ayant séjourné en Afrique subsaharienne (47,7 %) et en Amérique latine (31,1 %). Voyager hors d'un hôtel club, avoir subi une diarrhée ou avoir pris un antibiotique pendant le séjour semble associé à un plus forte probabilité d'être contaminé.

«Notre flore intestinale abrite naturellement plus d'un milliard de bactéries, et si notre tube digestif est sain, il élimine en quelques semaines la plupart des étrangères», précise Étienne Ruppé. De fait, trois mois après leur retour, seuls 4,7 % des participants étaient encore porteurs de bactéries pirates.

Mais si ces clandestines ne sont pas plus virulentes et ne provoquent pas plus de diarrhée que nos hôtes naturels, elles ont la particularité de résister aux traitements antibiotiques, compliquant les possibilités de traitement en cas de besoin. «Cela peut poser problème lorsque les gens souffrent d'une infection ou doivent subir une opération chirurgicale», explique le chercheur.

Le meilleur moyen de se protéger est de respecter les recommandations usuelles (eau en bouteille, aliments bien cuits, lavage des mains…), et «il faut absolument éviter la prise d'antibiotiques en voyage», plaide le chercheur, ceux-ci n'étant la plupart du temps pas utiles contre une simple diarrhée mais risquant de favoriser les résistances. Surtout, il faut avertir son médecin du voyage passé si une infection apparaît ou qu'une opération doit être subie dans les trois mois. «Actuellement, les recommandations stipulent que si une personne admise à l'hôpital a été, dans l'année précédente, hospitalisée à l'étranger, il faut l'isoler et la soumettre à un dépistage. Il faudrait être aussi drastique avec toute personne hospitalisée moins de trois mois après un voyage», précise le chercheur.

Par Soline Roy - le 16/07/2015

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27 juin 2015 6 27 /06 /juin /2015 08:19

Les Rétromères dans la maladie d'Alzheimer, la maladie de Parkinson et autres troubles neurologiques.


Petit SA, et al. Nat Rev Neurosci. 2015.



Le Rétromère est un assemblage de protéines qui joue un rôle central dans le trafic endosomal, et le dysfonctionnement du rétromère a été lié à un nombre croissant de troubles neurologiques.


La première est liée à la maladie d'Alzheimer, la dysfonction du rétromère entraîne une série de conséquences physiopathologiques qui contribuent aux caractéristiques pathologiques de la maladie MA


Des études génétiques ont établi que le dysfonctionnement du rétromère est également pathogène dans la maladie de Parkinson, bien que les mécanismes biologiques qui interviennent dans ce lien ne soient actuellement pas élucidés.


Plus récemment, des études ont montré que le rétromère est une cible traitable pour la découverte de médicaments pour ces troubles du système nerveux.


PMID 25669742 [PubMed - classé pour MEDLINE]

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27 juin 2015 6 27 /06 /juin /2015 08:13

Le virus responsable du syndrome respiratoire du Moyen-Orient pourrait muter et devenir une menace pandémique


Le syndrome respiratoire du Moyen-Orient (Middle East respiratory syndrome, MERS) est une maladie respiratoire hautement mortelle causée par un nouveau bêta-coronavirus ARN à simple brin positif (MERS-CoV). Les dromadaires, les hôtes du MERS-CoV, interviennent dans la transmission directe ou indirecte aux êtres humains, mais le mode de transmission exact est inconnu. Le virus a été isolé pour la première chez un patient qui est décédé d’une maladie respiratoire grave en juin 2012, à Djeddah, en Arabie Saoudite. Au 31 mai 2015, 1 180 cas confirmés en laboratoire (483 décès, taux de mortalité de 40 %) ont été signalés à l’OMS. Des infections nosocomiales ou extrahospitalières ont été signalées avec peu de cas de transmission interhumaine constatés en dehors de l’hôpital. Même si la plupart des cas de MERS sont survenus en Arabie Saoudite et aux Émirats arabes unis, des cas ont été signalés en Europe, aux États-Unis et en Asie chez des personnes qui avaient voyagé au Moyen-Orient ou leurs relations. Les caractéristiques cliniques du syndrome MERS vont de la maladie asymptomatique ou légère à un syndrome de détresse respiratoire aigu et une insuffisance touchant plusieurs organes qui entraîne le décès, surtout en présence de maladies concomitantes sous-jacentes. Il n’existe aucun traitement médicamenteux spécifique pour le MERS, et des mesures de prévention et de lutte contre les infections sont indispensables pour prévenir sa propagation dans les établissements de santé. Le virus MERS-CoV continue d’être une menace peu élevée et endémique pour la santé publique. Cependant, le virus pourrait muter et accroître sa transmissibilité interhumaine, en renforçant ainsi son potentiel pandémique.


9 juin 2015


Références


Zumla A, Hui DS, Perlman S.
Middle East respiratory syndrome. The Lancet. 2015;doi:10.1016/S0140-6736(15)60454-8.

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27 juin 2015 6 27 /06 /juin /2015 08:06

Le fonio, la céréale sans gluten qui détrônera le quinoa (?)


Après la folie du quinoa et la frénésie du chou-kale, quel superaliment les supplantera dans les années à venir ?


Le fonio, une céréale d’Afrique de l’Ouest est peut-être la candidate idéale.


Riche en protéines et sans gluten, cette graminée qui jouit d'un regain d'intérêt en Afrique, redynamise l'économie locale et part à la conquête l'Occident. Zoom sur cette nouvelle graine-mère.


L'heure est au bien-être.


Préserver sa santé devient plus que jamais un impératif, et cela passe aussi par les aliments.


Régime détox ou paléo, consommation d'alicaments comme les baies de goji ou les graines de chia, autant de comportements qui modifient le rapport à la nourriture, parfois jusqu'à se perdre.


Manger revient à se soigner et manger sainement devient une obsession.


C'est ce que l’on appelle l’orthorexie ou quand le plaisir devient une chimère.


Sans tomber dans ces travers, certains ajustements alimentaires sont requis pour éviter intolérances et allergies comme celles provoquées par le gluten.


Une protéine contenue dans les céréales comme le blé ou le seigle déclenchant la maladie cœliaque que intolérants au gluten ou non tentent d'éliminer de leur alimentation.


La folie du sans gluten a fait surgir de nouveaux aliments peu connus des Occidentaux.


Parmi eux, le teff et le fonio.


Deux céréales africaines sans gluten prêtes à conquérir les addicts d’une cuisine saine et les curieux désireux de découvrir un nouvel aliment.
Le fonio, le germe du monde


Cultivé depuis plus de 5000 ans en Afrique de l’Ouest (Mali, Guinée, Burkina Faso, etc.), le fonio (digitaria exilis), est une céréale qui se présente sous la forme de très petites graines.


Elles ne mesurent pas plus de 1,3 mm et 0,8 de diamètre.


Sans gluten et aussi riche en protéines que le blé (il comporte toutefois légèrement plus de glucides), le fonio renferme des propriétés nutritionnelles très intéressantes, en plus d'être rassasiant.


D'où ce regain d'intérêt que porte cette partie de l'Afrique pour cette graine sacrée qui représente le germe du l'univers dans la cosmogonie Dogon.


Autrefois considéré comme l’aliment des pauvres car base de l’alimentation des populations rurales, le fonio est désormais un produit de luxe - 1200 francs CFA (1,83 euros) le kilo, soit trois plus cher que le riz - que convoite la bourgeoisie urbaine d'Afrique de l'Ouest.


En Europe et en Amérique du Nord, le marché du fonio est encore confidentiel.


Des personnalités comme Pierre Thiam, un chef sénégalais installé à New-York a l'ambition de faire connaître ces petites graines aux Américains et d'en favoriser l'exportation.


En France, la marque équitable Racine exporte et conditionne le fonio qu'elle commercialise décortiqué et précuit.


Une bonne chose selon Jean-François Cruz (*), chercheur au Cirad (Centre de Coopération Internationale en Recherche Agronomique pour le Développement) qui préconise de commercialiser le fonio blanc précuit pour confronter les nouveaux consommateurs avec un produit plus neutre que le fonio complet par exemple. « C'est une contre-publicité, c'est contre-productif de vendre du fonio complet ou semi-complet », assène Jean-François Cruz, même s'il admet que c'est son propre avis.


Le risque de rancissement étant accentué par la présence du germe. Il déplore que certains surfent sur une tendance sans vraiment connaître le produit.


Le fonio, une graine salvatrice ?


Pour l'heure, dans ces pays d'Afrique de l'Ouest, ce sont les aspects économiques, culturels et sociaux découlant de la culture du fonio qui priment.


« Il est intéressant de la mettre en valeur, de revaloriser localement cette graine », poursuit Jean-François Cruz.


Cet aliment ancestral que redécouvrent les populations africaines permet de diversifier l'alimentation, de faire une rotation entre le riz, le sorgho et le millet par exemple, mais surtout de redynamiser l'économie locale.


La culture du fonio a favorisé « l’émergence de petites entreprises de transformation » comme le Koba Club Kedougou où les femmes, appelées transformatrices, dessablent (étape la plus fastidieuse et importante), décortiquent, sèchent, précuisent et conditionnent le fonio.


Si le fonio peut se semer à la volée dans des zones arides et sur des sols pauvres, sableux ou caillouteux, sa récolte ainsi que les nombreuses étapes post-récoltes pour obtenir des graines saines pour la consommation sont fastidieuses.


Le battage avec des bâtons ou par foulage, le décorticage ainsi que le blanchiment représente un travail long et harassant avec en première ligne, les femmes, les plus concernées.


Pour simplifier le travail de ces transformatrices, le Cirad, qui a pour mission de développer la recherche agronomique en valorisant les ressources locales, a permis la mise en place de machines comme le décortiqueur.


Les tests pour la mécanisation du dessablage sont en cours.


Des améliorations technologiques qui ont pour but d'améliorer la qualité du fonio, d'intensifier son rendement et ainsi garantir une sécurité alimentaire et de sauvegarder sa culture encore fragile.


« C’est une céréale qui risque de disparaître », renchérit Jean-François Cruz.


Dans certains pays la culture du maïs s’est substituée à celle du fonio.


D'où le rôle important de la mécanisation du processus post-récolte.


Mais les récents conflits au Mali et le virus Ebola ralentissent quelque peu la mission, comme l'explique le chercheur.


L'agriculture a un rôle important dans le développement des sociétés et de leur économie, le Pérou l'a bien démontré avec la culture du quinoa.


Mais les conséquences d'une mono-culture et d'une exportation à outrance ont montré ses limites, même si l'économie locale s'est nettement améliorée : en trente ans, le prix du quinoa s'est envolé, et les terrains se sont appauvris à cause de la culture exclusive de cette pseudo-céréale.


Un paradoxe que les cultivateurs, transformatrices et exportateurs de fonio devront prendre en considération si une explosion des exportations se fait sentir, et ainsi éviter le « syndrome du quinoa ».


Par Catherine Lasserre - 6 oct. 2014




(*) Le fonio, une céréale africaine, Jean-François Cruz, avec la collaboration de Famoï Béavogui et Djibril Dramé, Edition 2011, 160 pages.

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27 juin 2015 6 27 /06 /juin /2015 07:47

L’insomnie est répandue chez l’adulte et peut avoir des conséquences dramatiques sur la santé.


Une étude britannique vient de montrer qu’une simple séance de thérapie d’une heure pour traiter l’insomnie aiguë (avant qu’elle ne devienne chronique) pourrait être extrêmement bénéfique.


Près des trois quarts des sujets de l’étude ont présenté une amélioration significative des symptômes, écrivent les chercheurs dans la revue « Sleep ».


Dans leur étude, les scientifiques de l’Université de Northumbria, à Newcastle, ont inclus 40 adultes souffrant d’insomnie aiguë depuis moins de trois mois et n’ayant pris aucun médicament pour y remédier.


Les sujets ont été répartis en deux groupes, comptant chacun neuf hommes et onze femmes, qui ont été invités à tenir un journal du sommeil.


Les participants du groupe d’intervention ont suivi une séance de thérapie comportementale d’une heure et ont reçu un guide pratique à lire à domicile. Le groupe contrôle n’a bénéficié d’aucun soutien.


Un mois après la séance de thérapie, 60 % des participants du groupe d’intervention ont signalé des améliorations dans la qualité de leur sommeil.


Après 3 mois, ce pourcentage passait même à 73 %.


Dans le groupe contrôle, seuls 15 % ont connu une amélioration.


« Il y a de nombreux avantages à traiter l’insomnie au cours de la phase aiguë.


En cas de réussite, cela pourrait permettre de réaliser des économies importantes en termes de soins de longue durée, de perte de productivité et d’accidents.


Cela devient plus pertinent si l’on prend en compte les coûts liés à d’autres maladies, comme la dépression, pour laquelle l’insomnie est connue pour être un facteur de risque », a déclaré le directeur de l’étude, Jason Ellis.


http://www.journalsleep.org/ViewAbstract.aspx?pid=30045&display_iframe=0&exit_strategy=0&new_window=0




APA8 juin 2015

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27 juin 2015 6 27 /06 /juin /2015 07:42

Déficit cognitif et SAOS : n’oublions pas les médicaments !


Les performances de cet outil récent, à la fois simple et pratique, s'avèrent satisfaisantes dans le cadre des essais thérapeutiques visant la prévention primaire de la maladie d'Alzheimer.


Il a été également procédé à un inventaire de tous les médicaments auxquels étaient exposés les patients inclus entre le 1er janvier 2012 et le 8 mai 2013, dans le cadre d'un centre spécialisé dans la prise en charge de cette pathologie.


Il faut rappeler qu'aucun d'entre eux n'avait bénéficié d'une CPAP (ContinuousAirway Positive Pressure).


Une analyse multivariée a révélé que de nombreux médicaments, pour la plupart psychotropes, avaient un effet significatif sur les scores obtenus au MCFSI :
antidépresseurs (p = 0,05),
antipsychotiques (p = 0,01),
anxiolytiques (p=0,005),
hypnotiques (p = 0,006)


Par ailleurs, la durée moyenne du sommeil en phase REM (rapid eye movement) et les scores de somnolence dérivés de l'Epworth Sleepiness Scale ont été également corrélés aux scores du MCFSI (respectivement p = 0,04 et p = 0,01).


Pour sa part, une analyse multivariée a montré que les scores de l'Epworth Sleepiness Scale, tout comme l'exposition aux antipsychotiques, aux hypnotiques et aux anxiolytiques étaient corrélés aux scores les plus élevés du questionnaire MCFSI, témoignant de troubles cognitifs plus sévères.


En bref, il apparaît que les médicaments psychotropes ont un impact sur les fonctions cognitives des patients atteints d'un SAOS.


De ce fait, avant d'imputer un déclin cognitif à ce syndrome, il importe de faire la part d'un éventuel facteur iatrogène.


JIM19 juin 2015

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27 juin 2015 6 27 /06 /juin /2015 07:30

Le ministère du travail vient de publier un guide sur le burn out ou syndrome d'épuisement professionnel en libre accès sur son site (1).


Ce document d'une trentaine de pages, représente le fruit d'un travail engagé par la Direction générale du travail (DGT) en association notamment avec l'Institut national de recherche et de sécurité (INRS) et l'Agence nationale pour l'amélioration des conditions de travail (Anact).


Il répond à trois questions :


De quoi parle-t-on ?
Comment le prévenir ?
Et comment réagir ?


Il y est notamment rappelé que le burn out est un syndrome à trois dimensions.


La dimension la plus centrale est l'épuisement émotionnel, psychique et physique (« avoir le sentiment d'être totalement vidé de ses ressources »).


Le cynisme est la seconde dimension du burn out. L'attitude de l'individu devient négative, dure, détachée, vis-à-vis de son travail et des personnes (collègues, encadrement, clients, patients, etc.).


Dans sa troisième dimension, le burnout se caractérise par une perte de l'accomplissement personnel, une dévalorisation de soi, traduisant le sentiment d'être inefficace dans son travail et de ne pas être à la hauteur du poste.


En dépit de tous ses efforts, « la personne se sent dans une impasse ».


Un premier axe de prévention consiste à sensibiliser les travailleurs afin qu'ils soient capables de détecter d'éventuels signaux émanant de leurs collègues ou d'eux-mêmes.


D'autres points importants : éviter la surcharge de travail, favoriser les discussions collectives au sein de l'entreprise sur les différentes situations de travail rencontrées par les uns et les autres et assurer une juste reconnaissance du travail de chacun.


(1) http://travail-emploi.gouv.fr/IMG/pdf/Exe_Burnout_21-05-2015_version_internet.pdf


(2) http://bit.ly/1ATqPGt.

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26 juin 2015 5 26 /06 /juin /2015 17:21

Interview du Docteur Marie-Hélène Groussac

Publié le 5 janvier 2009 par Jean Dornac

par Jean Dornac

Pour que celles et ceux qui ne connaissent pas encore le docteur Marie-Hélène Groussac, que nous avons décidé de soutenir sans limitation, fassent sa connaissance, je publie, ici, l’interview qu’elle m’a accordé et que j’avais publié le 1er octobre 2007 sur altermonde sans frontières.

* * *

Les passages en gras, noirs ou rouges, ont été faits par moi-même. Il va sans dire que j’assume totalement la publication de cet interview et ses suites éventuelles. De même, je peux affirmer que j’ai une totale confiance en la personne du Docteur Marie-Hélène Groussac. Et j’invite toutes celles et tous ceux qui comprennent le danger de la vaccination et l’urgence de lutter contre le diktat des laboratoires associés au pouvoir politique et scientifique à diffuser très largement les textes du Docteur Groussac ou à les reprendre sur leurs sites ou blogs.

Jean Dornac

* * *

Jean Dornac : Bonjour Docteur. Tout d’abord, je veux vous remercier au nom de tous les lecteurs pour m’avoir accordé cet interview. Peu de gens, en France, vous connaissent. Pouvez-vous nous indiquer vos titres, sachant que vous êtes médecin… Mais encore ?

Marie-Hélène Groussac : Lorsque je me suis installée en Bretagne en 1981, je n’avais qu’un diplôme de médecine tropicale. Je pensais me mettre dès que possible à l’acupuncture et à la phytothérapie. J’exerçais une médecine générale de campagne “pure et dure”, de garde 24 heures sur 24. C’est à partir de 1985 que je me suis intéressée à l’homéopathie. Je voyais des résultats chez des patients suivis par des homéopathes et j’entendais mes confrères généralistes critiquer ces résultats. Aussi, avant de les imiter, j’ai voulu savoir ce qu’était cette discipline, comment fonctionnaient les traitements qui m’apparaissaient être de l’hébreu. Bien m’en a pris car j’ai été rapidement séduite par cette thérapie qui observait avec autant de précision ses patients.

Rapidement, un essai, sur un élevage de porcs, fait à titre expérimental avec la coopération des éleveurs m’a convaincue devant les résultats exceptionnels sur des infections résistantes aux antibiotiques, avec des cas d’encéphalite. Après, j’avais attrapé le virus et je me suis mise à étudier la médecine alternative avec boulimie. Après 3 ans de médecine générale, j’avais compris que la majorité des traitements ne guérissaient pas mais masquaient les problèmes ou les écrétaient. Aussi, ce fut une véritable bouffée d’air que de passer à l’homéopathie puis l’auriculothérapie, l’acupuncture, la phytothérapie. Chaque spécialité a son système de considération du rapport malade-pathologie. La finesse des raisonnements me satisfaisait beaucoup plus. Ensuite, j’ai eu accès, entre autres, à l’ARPA (association de recherche sur les profils protéiques et les auto-vaccins) et à des traitements immunomodulateurs dilués. L’immunologie m’avait toujours passionnée et ces traitements en relevaient. De plus, cette discipline connaissait, dans les mêmes temps, une véritable révolution et une expansion des connaissances. J’ai suivi un recyclage médical sous forme de DU (diplôme universitaire) en immunologie et immuno-pathologie, complété par un certificat de maîtrise.

C’est à partir de là que, voyant les résultats spectaculaires des dilutions très élevées d’anticorps anti-immunoglobulines, je commençais un “DEA (diplôme d’étude approfondie) en biologie cellulaire et moléculaire et sciences de la santé”, afin d’essayer de démontrer l’efficacité de ce type de traitement. Je choisissais les options immunologie et génie génétique et suivis en outre en auditeur libre le module endocrinologie moléculaire. Une fois en poche, en septembre 1994, je pouvais entrer en doctorat de sciences mais devais attendre quatre ans car il y avait une modification légale : de deux à trois thésards en même temps, un directeur de thèse de sciences ne pouvait plus diriger qu’un seul thésard. En attendant 1998, je complétais par diverses formations qui pouvaient me servir dans ma pratique mais aussi ensuite dans cette thèse de sciences ( certificats de maîtrise de bactériologie, de virologie, complément en chronobiologie et DU de biologie oncologique, formations de médecins ou pharmaciens de laboratoires) et me formais en informatique car je devais avoir recours à cette technique dès la thèse de sciences.

Cette thèse de sciences, débutée en 1998, sera interrompue par l’agression du 27 septembre 2001 : je préparais une première publication, inattendue par rapport à mon sujet, qui du coup n’est pas sortie. Vu mon exercice devenu “particulier”, je fus rapidement confrontée aux problèmes faisant suite au vaccin hépatite B. Je commençais une première base de données comparative sur les observations cliniques post-vaccination hépatite B. En parallèle, les chausse-trappes ne manquèrent pas et, certains journaux ayant répercuté mon “j’accuse” en 2000, je fus contactée par une étudiante en médecine désirant faire sa thèse sur les effets secondaires du vaccin hépatite B : elle était sensibilisée car touchée dans sa famille par le problème ! De là, parallèlement à ma thèse de sciences en cours, je pris la direction d’une thèse de médecine, conçue comme une comparaison des suites postérieures à l’hépatite B et postérieures à la vaccination contre cette hépatite. Cette thèse sera menée à bien le 07 novembre 2003, avec mention très honorable. Je continuais à travailler le soir sur la base de données et deux problèmes majeurs dont la sclérose en plaques. C’est en juin 2004 que je compris le mécanisme de la SEP. Ensuite, je représentais l’association A3M (association entraide aux malades de la myofasciite à macrophages) à la séance publique organisée par l’AFSSAPS, le 09 novembre 2004.

Jean Dornac : J’imagine que vous avez débuté une carrière de médecin tout à fait classique. Alors, qu’est-ce qui vous a amenée à vous poser des questions à propos de la vaccination ? Etait-ce suite à des « accidents » dus à la vaccination ou aviez-vous déjà des doutes auparavant ?

Marie-Hélène Groussac : J’ai bien vu des problèmes, notamment lorsque j’ai pratiqué les campagnes de vaccination contre le tétanos, organisée par la MSA (sécu des agriculteurs), peu après mon installation mais j’étais “formatée” par le système et dans le moule. Il m’a fallu suivre des patients, notamment une jeune fille ayant présenté une myélite transverse grave et un coma à la suite d’une vaccination polio, pour que je me pose des questions. Pendant mon recyclage, je commençais à me poser des questions …et à en poser, ce qui ne plaisait pas toujours ! Ce fut la connaissance d’absence de suppression des encéphalites post-rougeoleuses (de Von Bogaert) par la vaccination contre la rougeole, simultanément à des morts massives en Afrique et au Maroc au décours de vaccinations (Dr Chofat en Suisse, Dr Lasne à Lyon, mort subitement vers 2001 [il avait mon âge], après avoir participé à un ouvrage visant à démontrer le rôle de l’homéopathie mais en réalité conduit par un certain acteur de l’intoxication dans le cadre d’une guerre économique, le but réel étant de dévoiler ensuite que les prétendues recherches étaient fausses : vous imaginez le camouflé pour les tenants de l’homéopathie !) et encore récemment au Sénégal (émission Streaptease : la reine d’Afrique, fin de la première partie, FR3, 01/07/07). Enfin, la campagne médiatique déplorable dans la promotion du vaccin contre l’hépatite B comparée aux effets catastrophiques chez les vaccinés ont achevé de me réveiller. J’avais fait sur moi-même deux vaccins contre l’hépatite B en 1989 et 1990 et j’avais constaté les effets divers et variés après le second. Ces effets durèrent des années et me génèrent beaucoup. Mais le formatage de médecin ne nous apprend pas à voir, je dirai même plus. Ce n’est que sur des patients que je pris peu à peu conscience et, de plus, suite à cette vaccination, j’avais moi-même les neurones “ensuqués” !

Jean Dornac : Vous nous avez appris que les labos qui fabriquent les vaccins sont sous la protection de l’Etat, notamment, par l’utilisation des Services secrets, DST et DGSE. Comment vous êtes-vous rendue compte de ce fait extrêmement grave ?

Marie-Hélène Groussac : Lorsque la sécu constitua un dossier contre moi, je déposais plainte, l’une des pièces d’une secrétaire de la DASS de Quimper, personne que je ne connaissais pas, m’accusait clairement de profiter des malades et d’appartenir probablement à une secte. Lorsque je préparais ce dossier pour mon nouvel avocat, le 11 septembre 2001, je vis les gendarmes arriver, revenir à plusieurs reprises et je les trouvais étranges. Vers 20h30, allumant la télé, je compris. Le lendemain et le surlendemain, je me suis rendue compte qu’ils me suivaient. Il était évident que la DST m’avait fichée. Dès lors, je compris des faits troublants s’étant déroulés avant. Je trouvais cela stupide et je ne pensais pas que cela pouvait aller plus loin encore. C’est le jour du décès de mon père, en juin 2006, que je réalisais qu’un homme, réserviste de l’armée (récemment, j’ai vu que les futurs espions de l’intelligence économique étaient des réservistes de l’armée) qui “m’aidait” en droit dans le blocage de mes dossiers juridiques consécutifs à la tentative de meurtre de 2001, pour ne pas dire plus, était un homme des services secrets et un militaire. Je manœuvrais rapidement pour déposer mon histoire écrite dans l’urgence, afin qu’un nouvel attentat ne reste pas inconnu puis complétais en suite, tout en me renseignant car je ne connaissais rien aux services secrets. Ensuite, je me mis à “potasser” moult nouveaux domaines et à découvrir cette protection.

Jean Dornac : Nous savons également, que vous avez été victime de tentatives d’assassinats répétées. Pouvez-vous nous en dire plus à ce sujet ?

Marie-Hélène Groussac : Pour le moment, je préfère ne rien dire de plus que ce qui est déjà dans certains papiers. Un rapport détaillé est fait et remis à plusieurs personnes et systèmes, au cas où…. Un dossier moins détaillé a été déposé devant le Procureur de la République de Quimper, dans l’entre-deux tours, en raison des dessous du vaccin hépatite B. L’audition a eut lieu le 10 septembre 2007 et j’attends la décision du Procureur avant d’envisager la suite à donner, suite qui de toute façon est prête.

Jean Dornac : Certains de vos collègues ont été assassinés ; d’autres se sont exilés… Que pouvez-vous nous dire à ce sujet ? Je pense notamment au docteur Godard, disparu en mer. S’attaquait-il également aux vaccins ?

Marie-Hélène Groussac : Après le premier attentat, j’ai moi-même voulu partir et ai essayé de préparer ce départ à l’étranger pour le jour où j’aurai récupéré physiquement. Après le 17 juin 2006, je découvrais rétrospectivement que des militaires ou proches parents avaient fait du renseignement et de l’intoxication pour me persuader qu’ailleurs ce n’était pas bien : je ne devais pas partir, la justice et le système de couverture sociale ont participé à une ostracisation qui me ruinait et faisait de moi une prisonnière à domicile… et sans bracelet électronique ! Après la disparition de la famille Godard début septembre 1999, après les découvertes macabres et autres, j’ai été révoltée par la campagne de désinformation menée par les médias, par la façon dont on a chargé Yves Godard, dont on l’a sali. Dès le début de cette affaire, des éléments ne collaient pas. La découverte d’ossements en mer en septembre 2006, là où d’autres objets avaient été initialement trouvés, montre que les objets semés en 2003 l’ont été alors que le docteur Godard était mort depuis 3 ans et demi, donc par des personnes effectuant une mise en scène. Mise en scène aussi le pseudo-naufrage et le fait de le voir partout dans le monde dans les années qui suivirent. Qui se trouve dans de multiples pays et qui est capable de cela ? Le rebondissement d’un cadavre de femme supposée être la sienne en janvier 2007 dans un cimetière proche du domicile familial n’est pas venu seul par l’opération du saint esprit ! C’est une manœuvre qui avait un but : refermer au plus vite un dossier qui devenait dérangeant car il soulevait les questions que je viens d’exposer. Ainsi, on pouvait servir l’explication : il s’est suicidé en mer, en tuant du même coup ses enfants, après avoir tué sa femme. Le problème est qu’il y a eu un nouveau raté : ce n’était pas le cadavre de sa femme ! Dans cette affaire, de toute évidence, l’Etat n’a pas mis ses services au service de la manifestation de la vérité mais a participé à une désinformation, à un montage abject.

Yves Godard faisait partie de l’association ARPA, comme moi, avait été traqué pendant des années par ses confrères, utilisait les dilutions d’anticorps sur lesquelles je faisais ma thèse de science. Je n’ai pas pu savoir s’il avait signé la première pétition qui circulait chez les médecins pour demander l’arrêt de la vaccination hépatite B. Beaucoup de médecins de l’ARPA l’avait signée (pas moi), elle n’est jamais revenue à celui qui l’avait lancée (je l’ai vérifié). Un autre médecin survivant faisait aussi partie de l’ARPA et m’informa, en 2004, de particularités de son histoire et d’autres histoires. Sur le moment, contrairement à ce que lui pensait, je ne croyais pas que les accidents de certains et les maladies d’autres pouvaient être liés à une action concertée occulte. L’association ARPA enseignait les dernières nouveautés en immuno-virologie de manière à les mettre en pratique, tant au niveau diagnostic que compréhension du mécanisme des maladies que thérapeutique via les autovaccins dilués et les très hautes dilutions d’anticorps anti-immunoglobulines, par exemple, ou que la nutrition. L’association fut interdite, le laboratoire Burckel qui faisait les analyses et les préparations d’auto-vaccins eut énormément de problèmes et fut fermé (au moment de la vente, le successeur attendit en vain l’autorisation préfectorale alors que les traites courraient : d’où une faillite avant l’arrivée de l’autorisation…). Il est vrai que nombre de malades graves allaient mieux et que les autovaccins n’engraissaient pas l’industrie pharmaceutique.

Sur la vaccination

Jean Dornac : Nous sommes de plus en plus nombreux, en France et ailleurs dans le monde, à être victimes de maladies neurologiques (fibromyalgie, myofaciite à marcrophage, scléroses en plaques, Alzheimer, autisme…), mais aussi de cancers… A votre avis, notamment pour les maladies neurologiques, la vaccination est-elle responsable ? Si oui, est-elle seule en cause ou vient-elle s’ajouter à d’autres facteurs, notamment écologiques au travers des pesticides, produits chimiques et autres pollutions ?

Marie-Hélène Groussac : La thèse de médecine sur les suites du vaccin hépatite B montrait l’incidence de cancers, de maladies auto-immunes, de maladies neurologiques. Comparer aux suites de l’hépatite B permettait de dissocier les effets qui étaient soit propres, soit moindres, soit augmentés. A partir de là, on pouvait suspecter le rôle d’un élément ou d’un autre. Explication : ce que le virus a en plus par rapport au vaccin, c’est le génome ADN. Les pathologies statistiquement supérieures en post-hépatite B sont liées essentiellement à l’ADN. A l’opposé, les pathologies présentes uniquement en post-vaccination sont logiquement liées à des éléments du vaccin, non présents dans le virus. Quant aux pathologies communes au virus et au vaccin, elles sont logiquement en lien avec la protéine commune. Résultat, en commun et en nombre important, maladies auto-immunes, neurologiques et cancers. De plus, certains cancers sont particuliers, les sarcomes.

Pour mes travaux supplémentaires, virus et vaccin entrent dans les cellules souches, c’est ce qui est décrit dans mes papiers. Ces cellules sont fondamentales car elles permettent le renouvellement de nos cellules tout au long de la vie et elles permettent aussi la reproduction. La preuve du rôle du vaccin est donnée par des courbes répondant à une loi mathématique, dans certaines pathologies. Qui dit loi mathématique en fonction du nombre de doses reçues, dit lien de la pathologie étudiée avec le vaccin.

Pour ce qui est des cofacteurs, nous ne vivons pas dans une bulle et le rôle des cofacteurs vient en complément. Les publications scientifiques sont nombreuses. Un travail scientifique récent, par exemple, montre l’incidence du round-up sur les cellules souche embryonnaires.
L’étude sur des populations telle que nous l’avons faite, c’est-à-dire tout venant, permet de découvrir des particularités : c’est ce qui fait sa richesse. Le fait de connaître le nombre, les dates et les types de vaccin rend facile ce type d’étude. Elle est plus difficile lorsqu’il s’agit de dioxines par exemple, puisque la contamination ne se voit pas. Chaque élément étudié présente des particularités qui font que l’analyse multivariée doit en tenir compte.

Jean Dornac : Enfants, à l’école, nous avons tous appris l’histoire de Louis Pasteur. Il nous était présenté comme un très grand scientifique, presque un sauveur du monde. Que faut-il, aujourd’hui, avec le recul, en penser ? Pasteur se serait-il trompé ou nous aurait-il trompé ?…

Marie-Hélène Groussac : J’ai eu le même enseignement que vous et c’est récemment, grâce à certaines associations, que j’ai découvert qui était vraiment Pasteur. Du même coup, j’ai découvert le professeur Antoine Béchamp. J’ai lu trois livres sur le sujet et j’ai ensuite tenté de lire (en anglais) directement un livre du professeur Antoine Béchamp. La difficulté réside dans le niveau de connaissance actuel comparé à celui de l’époque, à un formatage scientifique différent, ce qui est normal, mais il réside surtout dans le vocabulaire qui a changé et les concepts. Béchamp était un chercheur honnête et naïf. A l’opposé, Pasteur était un arriviste, sans scrupule et même amoral. Sa spécialité consistait à dénigrer ses collègues chercheurs puis à s’approprier leurs travaux. Il a été jusqu’à falsifier des expériences. Bref, c’était quelqu’un de peu reluisant. Ses relations lui ont beaucoup servi pour arriver.

Jean Dornac : Faut-il se méfier de tous les vaccins ou en particulier de ceux qui contiennent des adjuvants comme l’aluminium et le mercure, sans parler, bien entendu de ceux qui contiennent des éléments OGM, comme les vaccins contre l’hépatite ?

Marie-Hélène Groussac : Tous les vaccins comportent des adjuvants pour obtenir la synthèse d’anticorps. Il est certain qu’ils ont des effets délétères. Le cas cité concernant les morts dans un orphelinat du Sénégal après vaccination anti-rougeoleuse rapporté dans “la reine d’Afrique” évoque des vaccins stockés sous un hangar, non réfrigérés : dans ce cas les ARN du vaccin sont détruits. Les protéines le sont aussi en grande partie. L’action est donc due essentiellement aux adjuvants. Mais si chaque vaccin comporte des problèmes spécifiques, liés à la substance elle-même et à ses adjuvants, il ne faut pas perdre de vue le rôle du terrain. Dans le cas de la vaccination contre l’hépatite B, ce rôle existe et ce sont surtout les sujets présentant des variants génétiques de la protéine APC qui vont “trinquer”, sans compter les variations physiologiques du niveau de présence de cette protéine dans la cellule. La présence d’un bas niveau permissive la division cellulaire et nombre de conséquences pathologiques. Cela se produit dans certains types de cellules mais aussi plus particulièrement à certains âges de la vie où le corps se transforme : nourrisson, adolescent, ménopause.

Un autre phénomène totalement éludé par les acteurs scientifiques conventionnels, c’est la coopération positive ou négative simultanée ou séquentielle d’autres éléments acquis : virus, bactéries, toxiques divers et variés. Si la vaccination est si grave dans certains pays, cela tient à ce contexte. Dans la vaccination contre l’hépatite B, il existe une accentuation des maladies neurologiques par rapport à la maladie naturelle et même par rapport à l’ancien vaccin non-OGM. Le procédé OGM est, par lui-même, susceptible de donner des pathologies. Elles diffèrent selon la cellule dans laquelle est fabriquée la protéine HBS transgénique. Le premier élément est la variation de la greffe de radicaux sucrés sur la protéine terminale, participant à sa conformation, parfois en partie à des propriétés, surtout à sa reconnaissance par l’organisme receveur qui, lui, greffe ses sucres différemment. Ainsi, une lignée cancéreuse va synthétiser une protéine vaccinale en greffant des sucres comme le fait une cellule cancéreuse, c’est-à-dire beaucoup plus : ce fait permet, en partie, d’échapper au système immunitaire, ce qui n’est pas idéal en matière de vaccination. Les sucres n’activent pas le système immunitaire à l’inverse des protéines. Les lignées continues utilisées proviennent de cellules cancéreuses (lignée CHO pour un type de vaccin hépatite B).

Le second élément, et c’est le cas de l’autre type de vaccin contre l’hépatite B, celui sur une levure, est la possibilité d’une variante physique d’acides aminés, avec une anomalie de l’aspect de la protéine finale, modifiant au final certaines propriétés mais aussi pouvant être toxiques après dégradation de la protéine dans la cellule et réutilisation. Sur toutes les variantes d’acides aminées possibles, seul un tiers est reconnu par les cellules de Vertébrés. Les cellules CHO proviennent d’un cancer de l’ovaire du Hamster de Chine, c’est un Vertébré : par conséquent, ce problème ne se pose pas. Par contre, ce problème, qui n’a jamais été recherché et qui avait été en cause dans la toxicité du triptophane transgénique en 1989, peut se poser pour les OGM alimentaires ou thérapeutiques.

Jean Dornac : J’ignore comment ça se passe ailleurs, mais en France, au niveau du corps médical (notamment les généralistes), la vaccination est une chose tabou. On ne peut pas, en tant que malade, la remettre en cause. Il en va de même du côté des médias, disons officiels. La remise en cause de la vaccination est interdite. Dans ces conditions, comment avertir la population des dangers qu’elle court, sachant qu’hormis grâce à de très rares médecins et chercheurs, cette population n’a aucune source d’information différente ?

Marie-Hélène Groussac : La situation est différente selon les pays. Elle va différer selon que le pays possède une industrie vaccinale, cas par exemple de la France, et selon la protection dont jouit ce type d’industrie au niveau de l’Etat et au niveau des services secrets. Lorsque l’intelligence économique protège cette industrie, cela se fait au détriment des médecins et de la population : c’est encore le cas de la France. Dans ce qui est considéré comme une guerre économique, les méthodes de guerre occulte sont utilisées. Il faut vendre coûte que coûte et administrer coûte que coûte. Peu importent les dégâts qui ne sont pas collatéraux, selon l’expression de ces messieurs, mais unilatéraux. C’est la population qui trinque, doublement, en tant que victimes potentielles et en tant que devant, par ses cotisations et ses impôts, payer les conséquences médicales de ces actes dits préventifs mais aussi payer les services secrets chargés de faire taire le problème : le tout au nom d’un mythe, d’une véritable sanctification du vaccin.

Se poser la question : à qui profite le crime est déjà un embryon de réponse. J’ai cherché un rapport détaillé sur “le bénéfice de la vaccination hépatite B” émanant de l’OMS afin de pouvoir contrer les erreurs voulues ou non. Je n’ai rien trouvé alors que la France se réfugie derrière : “c’est l’OMS qui veut cette vaccination au niveau mondial pour éradiquer la maladie” : mensonge français mais aussi peut-être mensonge de l’OMS car, en guerre économique, il faut aussi infiltrer les instances internationales pour effectuer un contrôle. Au passage, autre effet de la guerre économique, j’ai pu constater que l’OMS était accusée d’avoir été “un peu légère” dans d’autres domaines.

Jean Dornac : Le pouvoir exécutif et législatif, en France, au mois de mars 2007, a prévu des sanctions très lourdes, jusqu’à 6 mois d’emprisonnement, pour ceux qui chercheraient à échapper aux vaccins rendus obligatoires. Je pense bien sûr aux parents mais aussi aux personnels liés au monde de la santé qu’on oblige à se faire vacciner contre l’hépatite… Que pensez-vous de ces obligations de vaccination ?

Marie-Hélène Groussac : Le système de protection de certaines industries par les services secrets s’est emballé. Légaliser l’intelligence économique tel que cela a été pratiqué abouti à une dérive. Le choix, dès 1992, de protéger, entre autres, l’industrie pharmaceutique et vaccinale a eut pour conséquence la disparition du principe de précaution même si, parallèlement au rapport Martre de 1994, ce principe donnait lieu à une loi (sur l’application de laquelle, il y aurait beaucoup à dire). Il a marchandisé la santé. Il a eut pour conséquence de considérer comme une manne une population malade. Ce qui est souhaité ce ne sont pas des traitements peu coûteux (des médecins ont eu droit aux procès de la section de la Sécu dans l’Ordre parce qu’ils ne prescrivaient pas assez ! Des études internes à la Sécu montrent que le vaccin anti-grippe augmente le coût car des pathologies apparaissent au décours), ce n’est pas une population en bonne santé, c’est un cheptel de gros consommateurs de drogues, drogues qui participent au PIB, PIB considéré comme le critère de bonne santé de l’économie et du pays. Le malheur est que ce PIB est un indice totalement artificiel et qu’il comporte des économies du vide en proportion croissante, il comporte aussi les ventes non payées par l’étranger et les éventuelles fausses ventes à l’étranger, que les impôts des Français vont éponger.

Ce choix a permis la dérive sans fond du budget de la Sécu, ce système initialement de protection de la population est dévoyé. Ce qui se prépare est une privatisation mais pas celle que nous voulions, certains, dans les associations de santé. Cette privatisation travaille de concert avec l’industrie dite de la santé et va augmenter les dérives. Rien à voir avec quelques assurances privées allemandes ou suisses par exemple, fondées sur le modèle de Bismarck, le premier à avoir conçu cette protection vers 1880 (et non un Français comme on nous le raconte régulièrement). Ces assurances protègent réellement, laissent le libre choix au médecin et au patient et, de plus, ne sont absolument pas déficitaires : même en Allemagne où la Sécu d’état est déficitaire, on a tenté d’éradiquer ces petites assurances privées, ce qui montre le pouvoir de l’industrie pharmaceutique). Aucun gouvernement ne touche aux causes réelles de cette dérive. Les trusts mondialisés de l’assurance sont prêts à racheter la Sécu en faillite et … à faire payer le prix fort au peuple : ce ne sont pas des philanthropes. Depuis ces lois d’intelligence économique, c’est le vaccin qui est considéré à protéger pas les humains, et c’est une industrie, pas une population. Autre conséquence : si le gouvernement ne voit pas parce qu’il ne veut pas voir, si le système est verrouillé, le bon sens populaire sait et voit. Personne n’a envie de prendre des risques de se retrouver gravement malade pour un salaire, qui plus est, peu attractif. Il existe une véritable défection vis-à-vis des professions de santé où l’obligation vaccinale est obligatoire et ce n’est pas l’arrivée des infirmières espagnoles à une certaine époque avec un battage médiatique important (beaucoup sont reparties assez rapidement mais là, les médias sont restés discrèts), ce ne sont pas des médecins polonais qui descendent effectuer des gardes tout en conservant leur travail chez eux, qui vont résoudre le problème. L’extension de la vaccination à d’autres populations que celles concernées par la santé, dans l’esprit des politiques, favorise l’économie, favorise la santé des entreprises tandis qu’il dégrade celles des Français. Qui plus est, on touche à la santé de la descendance via les cellules souches.

Jean Dornac : A partir du moment où vous (et quelques-uns de vos collègues en France) avez démontré que les vaccins sont dangereux, mais que par ailleurs les pouvoirs rendent certains vaccins obligatoires, que pouvons-nous faire contre cette obligation, sachant que nous allons devoir combattre les pouvoirs politiques, scientifiques ainsi que les laboratoires ? Que peut faire un citoyen contre de telles puissances ?

Marie-Hélène Groussac : Ne rien faire c’est à terme créer une population de dégénérés, insidieusement, car il n’y a pas que la maladie d’Alzheimer qui a été créée, il y a aussi de nouvelle maladies chez les enfants. Continuer à protéger par voies de lois mettant les services secrets à la disposition des industries, c’est faire perdre son rôle à l’état, c’est créer un nouveau type de Far-West où seul compte la loi du plus fort. Immanquablement, cela amènera une faillite du système et un nouveau type de dictature. Ce n’est pas par hasard si monsieur Fillon a dit que la situation de la France était en faillite depuis 15 ans. 15 ans, cela correspond précisément au début de la légalisation d’une sorte de privatisation des services secrets de l’état.

Comme j’ai pu le constater tout au long de mes affaires, la corruption est automatiquement liée à un tel type de protection. L’individu, le citoyen n’est plus protégé et ne bénéficie plus des droits normaux. Je pense que ces lois qui cautionnent les dérives, le manque d’éthique, la corruption et les coups bas, allant jusqu’au crime, sont anti-constitutionnelles. C’est à ce niveau que le problème devrait être envisagé. Ensuite, il faudrait vérifier si les lois d’obligation vaccinales et les dernières lois ne sont pas elles aussi anti-constitutionnelles. Reste le problème de la probité des politiques et autres dans la mesure où la corruption est endémique dans ce pays et dans la mesure où un certain conseil constitutionnel a, en 1998-99, blanchit les responsables de l’Etat du génocide rwandais. Le Rwanda a porté plainte contre la France cette année devant la Cour Pénale Internationale pour avoir désigné un faux bouc-émissaire (spécialité bien française, un certain juge anti-terroriste est devenu brutalement général et chargé des affaires juridiques de l’armée française, après avoir blanchi la France dans ce génocide, ce que n’a pas fait le Tribunal Pénal International), affaire à suivre… Mais il y a aussi un autre point sur lequel le Rwanda pourrait porter plainte et qui n’est pas sans rappeler le livre “la constance du jardinier” de John Lecarré, ancien membre des services secrets britanniques reconverti dans l’écriture, ni les essais sur des populations africaines du premier trust mondial, le laboratoire américain Pfizer, devenu leader mondial grâce au sida, c’est l’utilisation de ses orphelins du génocide, au travers d’ONG, comme cheptel de l’industrie pharmaceutique. Curieusement, il y a quelques temps, le président de Sanofi-Aventis, proche de notre ancien président, présentait dans un journal médical le projet de son labo de s’installer en Afrique.

Concernant le vaccin hépatite B : "Etant donné qu’il existe une susceptibilité génétique qui va rendre malade ou faire mourir, étant donné qu’on a obligé des individus à subir cette roulette non pas russe mais française, il s’agit d’une variante de génocide, un peu ethnique car le taux de sujets présentant ces variants diffèrent selon les pays et les races, que je qualifie de biologique : on éradique non pas une race mais des porteurs de variants moléculaires. Un problème éthique a été soulevé par une susceptibilité à des pathologies cardiovasculaires chez des Noirs tant en Afrique qu’aux USA et par des tests de dépistage mis au point et réservés aux sujets noirs, ce aux USA. Le problème éthique soulevé était celui de tests réservés à une race et donc à un traitement lui aussi réservé à une race. Le problème que soulève le vaccin hépatite B et de la susceptibilité de certains individus est du même ordre. Il crée une discrimination entre individus sensibles et donc vulnérables et les autres. A la longue et à grande échelle, il élimine certains individus et leurs familles. Il présente donc un aspect génocidaire et on pourrait tenter de présenter ce problème devant la Cour Pénale Internationale de La Haye. Il n’est pas douteux que tant le vaccin hépatite B que les variations de l’homocystéinémie des Noirs peuvent ouvrir la voie à des génocides discrets, le vaccin hépatite B a d’ailleurs vu le jour aux USA avec une intention très, très particulière en direction de certaines populations, en l’occurrence les homosexuels.

En résumé, le vaccin hépatite B fait “tomber” des individus dont certains présentent des particularités génétiques (variantes de la protéine APC), en cela il réalise un génocide biologique : alors porter l’affaire, vue sous cet angle devant une instance internationale ? Pourquoi pas ?

Peut-être qu’une affaire comme la mienne ou comme d’autres permettra de faire prendre conscience de la dérive actuelle, sinon il faudra attendre un crack boursier que l’emballement actuel ne manquera pas d’amener. Mais alors les dégâts seront comparables à ce qui s’est passé en Afrique, terre d’essai des vaccins et de l’industrie pharmaceutique : les pays sont ruinés, la population est malade, le sida dont certains journalistes courageux ont réussi à montrer qu’il provenait d’un vaccin et qui est renforcé par une coopération biologique avec certaines affections et un certain vaccin fait des ravages, les ressources de ces pays leur sont pillées par de “grandes nations”. Enfin, une autre possibilité est l’action au niveau de la commission juridique et des droits humains du Parlement Européen : cette dernière vient d’épingler la CIA pour sa sous-location de la torture.

Relation avec corps médical officiel

Jean Dornac : J’ai vu que certains de vos rapports ont été accepté par l’Académie de Médecine. Mais qu’en fait-elle ? Je n’ai vu nulle part qu’elle remettait la vaccination en cause, pas même l’utilisation d’adjuvants et d’OGM…

Marie-Hélène Groussac : Je ne sais pas où vous avez vu cela mais je crois que les informations ont dérapé. C’est peut-être parce qu’à la séance publique de l’AFSSAPS du 09 novembre 2004 à laquelle je suis allée en tant qu’expert, cession “auto-immunité de la sclérose en plaques”, j’avais en face, entre autres, le professeur Jean-François Bach, secrétaire de l’Académie de médecine et que ma présentation sur le mécanisme de la SEP, tel que je le trouvais par analyse multivariée, n’a pas été contré ce jour-là.

Jean Dornac : Et quelle est la position de l’Ordre des médecins, par rapport à vous et vos collègues qui mènent le même combat ? Sa tentation n’est-elle pas de vous causer des problèmes, voire de vous exclure ?

Marie-Hélène Groussac : Bien sûr que si et c’est comme cela qu’on maintient un immobilisme au niveau de l’ensemble des médecins. Le carcan qui s’est mis progressivement en place a amené aussi la destruction d’une médecine, certes imparfaite. L’humain reste l’humain et dans un système devenu un carcan, les comportements humains ressemblent à ceux observés en tant de guerre réelle. Il y a eu, il y a et il y aura toujours des résistants, des collabos, des corrompus et des lâches, quelque soit le type de guerre. Et d’ailleurs, même chez l’animal, ces variantes comportementales existent : je ne citerai que les expériences du professeur Laborit (qui fut initialement médecin militaire, ce n’est pas par hasard qu’il travailla ensuite sur la biologie comportementale…) qui montra que l’administration de décharges électriques à des rats dans une cage entraîne des comportements variables d’un animal à un autre et des pathologies variables suivant ces comportements. Si certains rats adoptent un comportement de fuite, d’autres deviennent des agresseurs et agressent leur congénères, se trompant dans l’interprétation du moteur de l’agression.

Comment ne pas comparer cela à l’agressivité de certains membres de l’Ordre des médecins, de la “protection sociale”, aux termes qu’ils utilisent (botter en touche, par exemple) ? Il est un fait réel c’est l’inflation galopante des procès menés par l’Ordre des médecins depuis 1992, contre des médecins dont certains n’ont donnés lieu à aucune plainte de patients. Pour se faire, il a fallu créer une section des assurances sociales dans l’Ordre, à la fois plaignant et juge. Cette situation et ses dérives pourrait d’ailleurs aussi pouvoir poser le problème sous l’angle du droit constitutionnel, tant au niveau de la France que du Parlement Européen car, outre les dérives qui n’ont rien à envier aux procès de Moscou, largement médiatisés sous l’action d’une guerre psychologique, ils ont dévoyé un pan de la justice. Comment ne pas comparer cela aux procès de l’Ordre des avocats ou aux “actions”, très molles, du Conseil supérieur de la Magistrature ?

J’ai déposé plainte devant le Conseil de l’Ordre des avocats contre une avocate visiblement corrompue et exerçant sur moi un chantage avec recel de dossier : ils ont attendu 6 mois … et elle a porté plainte contre moi devant son ordre pour non-versement d’honoraires. Ensuite, le vaudeville ne s’arrête pas là, c’est tout le système juridique qui a participé à couvrir ses malversations, malgré les preuves tangibles (factures acquittées), et malgré l’interdiction de recel faite à tout avocat même lorsqu’il n’a pas été réglé. A ce jour, le recel perdure et le dossier de la corruption de toute la filière juridique (jusqu’à l’ancien ministre de la justice) est sur le bureau du Procureur… qui doit être bien embêté pour deux raisons : le dossier est “béton”, bien verrouillé (j’ai été à bonne école avec un certain élément des services secrets) et sa hiérarchie est mouillée. Ce dossier montre, à l’évidence, que la justice est, en France, un simple appareil judiciaire, une façade, mais qu’elle obéit elle aussi aux ordres occultes. Cela montre que les intérêts financiers de l’industrie pharmaceutique et vaccinale sont capables d’un excès de justice d’un côté (ordre des médecins), visant à faire disparaître les médecins qui n’obéiraient pas, et d’un manquement grave et chronique de l’autre. Car je ne pense pas que les médecins sont brusquement devenus des truands depuis 1992 alors que les pharmaciens, les avocats, les juges, les architectes, les notaires restent des saints de l’autre. La justice est un outil lui aussi au service de l’intelligence économique qui est en train de détruire la population française.

Jean Dornac : En fin de compte, croyez-vous en l’indépendance de l’Académie de médecine comme de l’Ordre des Médecins par rapport aux pouvoirs politiques, scientifiques, financiers et par rapport aux labos ?

Marie-Hélène Groussac : Non. L’humain est le même quel que soit la profession. Il a fallu beaucoup d’énergie à ceux qui ont dénoncé, par exemple, que le nuage de Tchernobyl ne s’était pas arrêté à la frontière française et certains ont eu des problèmes ressemblant à s’y méprendre aux miens. Il a fallu près de vingt ans pour amener le professeur Pellerin, académicien, devant un tribunal et les médias sont très discrèts. Dans cette affaire, la France a montré ce qu’elle est. Dictature et bêtise ont eu des conséquences sur la santé de populations concernées et sur des enfants à venir. Ces enfants devront en outre payer le prix financier de ces “erreurs”. Je ne peux pas m’empêcher de comparer la situation à celles d’enfants esclaves, dans d’autres pays, vendus pour payer les dettes de leurs parents. Faire taire, cacher le problème pour protéger le nucléaire est passé avant la santé des citoyens. L’industrie nucléaire fait partie de industries protégées par les services secrets. La même chose s’est produite pour l’industrie pharmaceutique et vaccinale.

Et nous malades …

Jean Dornac : Pour terminer cet interview, pouvez-vous nous dire ce que vous nous conseillez, à nous, tous les malades en lien avec la vaccination, sinon pour guérir, du moins pour améliorer notre santé ou au moins pour qu’elle ne s’aggrave pas ?…

Marie-Hélène Groussac : Chaque cas est particulier. J’ai déjà évoqué le rôle du terrain génétique (dépistable à l’interrogatoire du patient), circonstanciel (âge par exemple) et acquis (cofacteurs). De plus la question est trop vaste et donner des traitements ou des recettes poserait des problèmes légaux et ...ordinaux. Les malades et les cotisants bien portants doivent savoir que les médecins ne peuvent pas se battre seuls car le système les a rendu vulnérables, prisonniers. Seule une prise de conscience collective et une mobilisation suffisamment ample permettra de faire bouger les choses.

Jean Dornac : Je vous remercie, Docteur, pour le temps que vous avez consacré à cet interview, mais surtout, je vous remercie pour votre combat et votre courage.

Publié dans Marie-Hélène Groussac

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Published by Jean-Pierre LABLANCHY - CHRONIMED
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