Jeudi 29 août 4 29 /08 /Août 08:19
Les femmes enceintes souffrant d'hypothyroïdie présentent un risque quatre fois plus important que les femmes en bonne santé de donner naissance à un enfant autiste. C'est le résultat d'une étude présentée par des scientifiques américains et néerlandais dans la revue Annals of Neurology. Des chercheurs de l'Institut Methodist Neurological Institute de Houston (États-Unis) et du Centre médical Erasmus de Rotterdam (Pays-Bas) ont analysé les données de 4 000 mères néerlandaises et leurs enfants, volontaires dans le cadre de l'étude « Generation R » entre 2002 et 2006. L'étude a révélé un risque d'autisme quatre fois plus élevé pour l'enfant en cas de production maternelle insuffisante d'hormones thyroïdiennes pendant la grossesse. Un déficit maternel sévère en hormone T4 entraînait des symptômes autistiques plus prononcés chez l'enfant. Un déficit maternel léger de cette même hormone ne donnait lieu cependant qu'à une augmentation non significative des symptômes autistiques. « Il est de plus en plus fragrant que l'autisme résulte dans la plupart des cas de facteurs environnementaux et non de causes génétiques. Ceci laisse entrevoir des possibilités de prévention », a expliqué le premier auteur, Gustavo Román. APA 21 août 2013330
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Jeudi 29 août 4 29 /08 /Août 08:08
Le Comité opérationnel sur les ondes de téléphonie mobile (COMOP devenu COPIC en 2011), issu du Grenelle des ondes de 2009, vient de rendre deux rapports au gouvernement dont l’un sur « la faisabilité d’un abaissement de l’exposition aux ondes électromagnétiques émises par les antennes relais de téléphonie mobile ». La mission du comité était d’étudier les modalités d’une réduction au-dessous du seuil de 0,6 volt par mètre (différence de tension de 1 volt pour une distance de 1 mètre) qui permettrait de maintenir la qualité et la couverture du réseau. « Lorsqu’on diminue la puissance d’un émetteur, l’exposition, la qualité de service et la couverture diminuent », souligne le rapport. Le comité composé des principales parties prenantes (représentants de l’État, des collectivités locales, des opérateurs de téléphonie mobile, des associations de défense des consommateurs et de protection de l’environnement) s’est appuyé sur les compétences des experts afin de présenter « des résultats fiables, obtenus de façon rigoureuse et consensuelle ». Des mesures effectuées dans 16 communes pilotes ont permis d’établir un état des lieux initial à partir duquel ont été effectuées les modélisations. Faible niveau d’exposition Le rapport révèle « un niveau globalement faible de l’exposition du public aux ondes émises par les antennes relais ». Environ 90 % des niveaux d’exposition modélisés sont inférieurs à 0,7 v/m et 99 % à 2,7 v/m. Un abaissement sous le seuil de 0,6 v/m serait théoriquement possible à condition d’au moins tripler le nombre des antennes sur les toits pour conserver la même qualité de téléphonie mobile. Au moins trois fois plus d’antennes à Paris XIVe, à Grenoble, à Lavelanet (Ariège) ou à Thiers (Puy-de-Dôme), quatre fois plus à Grand-Champ (Morbihan) par exemple. Le déploiement de 3 g et de la 4 g qui n’existaient au moment de l’état des lieux mené en 2010 et 2011, devrait s’accompagner d’une augmentation de l’exposition du public d’au moins 50 %. Loin de faire consensus, le rapport se fait l’écho des désaccords au sein du COPIC. Les positions divergentes de la Fédération française des Télécoms d’un côté et de l’autre, les associations comme le PIARTéM (Association des implantations des antennes-relais de téléphonie mobile) et l’association Robin des Tois y ont été ajoutées. Le débat porte essentiellement sur le seuil de 0,6 v/m et sur l’impact sanitaire des ondes émises par les antennes-relais, wifi, téléphones portables et autres équipements radio. Un seuil qui fait débat Le seuil des 0,6 v/m est réclamé par les associations mais il ne répond, selon l’Agence nationale des fréquences, « à aucune norme sanitaire ni scientifique ». En France, l’émission des équipements source d’ondes radio est réglementairement plafonnée entre 41 et 61 v/m (volt/mètre), un seuil qui protège des effets « thermiques » des ondes. Les opérateurs qui s’appuient sur l’avis de 2009 de l’Agence nationale de sécurité sanitaire (ANSES) qui écarte tout danger ondes (un nouvel avis est attendu dans les prochaines semaines) ; les asssociations, elles, rappellent que l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a classé en mai 2011 les ondes comme potentiellement cancérigènes . La Fédération française des télécoms (FFT), représentant les opérateurs, a estimé qu’il « ne serait ni raisonnable, ni supportable par les opérateurs de financer l’installation d’au moins 110 000 antennes-relais supplémentaires » pour se conformer à un seuil de 0,6 v/m « qui n’est recommandé par aucune agence publique d’expertise au monde ». La France compte aujourd’hui 50 000 antennes-relais pour la téléphonie mobile. Dénonçant certains résultats « biaisés », l’association Robin des Toits s’est désolidarisée des conclusions du rapport, estimant que « l’objectif poursuivi est de discréditer la valeur cible de 0,6 V/m ». Se gardant de trancher, le gouvernement a prudemment appelé à la poursuite des « réflexions » et souhaité que « ces travaux puissent (...) nourrir la mission » confiée à Jean-François Girard et Philippe Tourtelier « sur la sobriété en matière d’exposition aux ondes électromagnétiques, et dont le rapport est attendu à la rentrée ». Dr LYDIA ARCHIMÈDE 27/08/2013
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Jeudi 29 août 4 29 /08 /Août 07:50
Acta Psychiatrica Scandinavica publie une étude européenne évaluant l'influence du niveau des facteurs neurotrophiques sur le risque de troubles du spectre autistique (TSA). Portant sur des échantillons biologiques collectés à la naissance dans la population du Danemark et concernant 414 cas de TSA et 820 sujets-contrôles, cette étude permet de constater que les personnes avec TSA sont « plus susceptibles d'avoir eu des niveaux de BDNF (brain derived neurotrophic factor) inférieurs au dixième percentile » (Odds Ratio [OR] : 1,53 ; intervalle de confiance à 95 % [IC] 1,04-2,24). Une tendance similaire (et même un peu plus prononcée) est observée pour le TGF-β (transforming growth factor-β) chez les filles atteintes de TSA (OR : 2,36 ; IC 1,05-5,33). Mais cependant, on ne retrouve pas un phénomène comparable pour un autre facteur neurotrophique (la neurotrophine NT-4). Les auteurs estiment donc « avec prudence » qu'une baisse du niveau des facteurs neurotrophiques en période néonatale semble « contribuer à la physiopathologie des TSA », vraisemblablement en raison de perturbations dans les mécanismes de neuroplasticité requis pour un neurodéveloppement correct. Toutefois, précisent-ils, des recherches plus poussées sont nécessaires pour confirmer ces conclusions, d'autant plus qu'un biais technique aurait pu intervenir pour altérer la portée de cette association : en effet, comme les dosages ont été réalisés à partir d'échantillons de sang séché, prélevés à la naissance et conservés durant plusieurs années (jusqu'à l'apparition éventuelle de troubles apparentés à l'autisme), il n'est pas sûr que ce stockage prolongé ne modifie pas les résultats. Dr Alain Cohen JIM 27 août 2013
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Mardi 27 août 2 27 /08 /Août 08:15
26.08.2013 Le Monde.fr avec AFP Multiplier les antennes de faible puissance permettrait de baisser l'exposition aux ondes. AFP/GERARD JULIEN Au moins trois fois plus d'antennes-relais moins puissantes seraient nécessaires pour garantir aux Français une "faible exposition" aux ondes électromagnétiques tout en conservant une couverture de téléphonie mobile "satisfaisante", selon des simulations menées dans cinq villes et dont les résultats sont publiés lundi 26 août par le gouvernement. Issu en 2009 du Grenelle des ondes, le comité opérationnel sur les ondes de téléphonie mobile, réunissant l'Etat, les opérateurs de téléphonie, les élus locaux et les associations, était chargé d'"étudier la faisabilité d'une réduction de l'exposition du public aux ondes" sous le seuil de 0,6 V/m (volt par mètre), défendu par des associations comme un "seuil de protection" sanitaire. Ce comité a également supervisé des travaux visant à simuler un tel abaissement dans plusieurs villes, puis a calculé le nombre d'antennes qu'il faudrait ajouter pour préserver la qualité de couverture. ABAISSER L'EXPOSITION DES V/M DÉTÉRIORERAIT LA COUVERTURE RÉSEAU Selon un état des lieux en 2010 et 2011 dans seize zones pilotes, "90% des niveaux d'exposition modélisés sont inférieurs à 0,7 V/m et 99% à 2,7 V/m alors que les valeurs limites réglementaires sont comprises entre 40 V/m et 61 V/m pour les fréquences utilisées par la téléphonie mobile", établit le rapport de synthèse remis lundi aux ministres de l'écologie et de l'économie numérique. D'après des simulations numériques, l'abaissement de l'exposition à 0,6 V/m "s'accompagnerait d'une forte déterioration de la couverture réseau, en particulier à l'intérieur des bâtiments" : de 82% en intérieur à Paris 14e ou de 30 à 40% à Plaine-Commune (Seine-Saint-Denis), par exemple. >> Lire (édition abonnés) : "Antennes-relais : les écologistes veulent limiter l'exposition aux ondes" Selon ce rapport, si un tel abaissement était mis en oeuvre, il faudrait, au vu des simulations finalisées dans cinq villes (Paris 14e, Grand-Champ (Morbihan), Grenoble, Lavelanet (Ariège) et Thiers (Puy-de-Dôme), multiplier le nombre d'antennes "par un facteur au minimum égal à trois". Selon l'Agence nationale des fréquences (ANFR), il y a actuellement environ cinquante mille antennes-relais de téléphonie mobile en France. DES ONDES POTENTIELLEMENT CANCÉRIGÈNES Au début de 2013, l'association Robin des toits, présente depuis l'origine des travaux, en 2009, avait toutefois pris ses distances avec le processus, dénonçant des modifications de méthodologie et estimant que l'objectif du comité était "de disqualifier le seuil d'expérimentation de 0,6 volt/mètre". >> Lire : "Robin des toits conteste en justice la charte de téléphonie mobile de Paris" L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a classé en 2011 les ondes comme potentiellement cancérigènes, mais les opérateurs s'appuient sur le dernier avis, datant de 2009, de l'Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) pour écarter tout danger. L'Anses doit prochainement actualiser cet avis. >> Lire : "Colère des Verts après le rejet d'une proposition de loi sur les ondes"
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Lundi 26 août 1 26 /08 /Août 23:14
Editions23 août

Des chauves-souris seraient à l'origine du coronavirus MERS, selon les autorités sanitaires américaines, révèle Le Monde. Une étude, menée notamment par des virologues de l'université Columbia aux Etats-Unis et publiée dans la revue Emerging Infectious Diseases, a en effet identifié sur l'un de ces animaux un virus génétiquement identique à celui qui infecte les humains et qui a, à ce jour, touché 96 personnes et fait 47 morts. De plus, la chauve-souris contaminée se trouvait à seulement quelques kilomètres de l'endroit où a été observé le premier cas d'infection humaine en septembre 2012 en Arabie Saoudite. Cependant, la transmission directe à l'homme n'a pas été prouvée.
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